Les assos qui nous aident à positiver

Il y a deux semaines, tout s’arrêtait à Sciences Po Aix. Enfin presque tout. Certaines asso ont décidé de braver la fatalité et de continuer à être actives, à distance. Un CRIT annulé, une campagne BDE avortée, une fin d’année ratée et une fin du monde approchante : rien n’arrête ces assos qui débordent de positivisme. Si vous rêviez de vous investir dans l’une d’entre elles mais ne l’avez jamais fait, faute de temps, c’est peut-être le moment !

Le club ciné devait assister au Cannneséries, l’évènement le plus important pour l’asso dans l’année (comme quoi il n’y a pas que le CRIT). De plus, le club avait entamé le cycle de projections Kubrick. Mais à distance, c’est plus compliqué de profiter d’une réelle expérience cinématographique et de débattre. Pourtant, comme d’autres assos et comme nous tous, le club ciné a du se réadapter et trouver de nouvelles manières de fonctionner.

« Après tout, notre époque est celle des réseaux sociaux. Ca permet de nous rendre accessible : les gens nous proposent leurs propres idées sans qu’ils soient membre de l’asso. On a donc réussi à créer un espace d’interactivité qui nous ouvre encore plus de possibilités quant au développement de l’asso. »

Controverses (le journal d’opinion pour les incultes) a aussi choisi de s’adapter au format confinement. Déçues de ne pas pouvoir sortir leur dernier numéro sur lequel les rédacteurs avaient déjà commencé à travailler, les membres de l’asso ont relancé leur projet d’ouvrir un site Internet.

« On a donc passé les 2 premières semaines du confinement à développer le site Internet. Tout d’abord c’était uniquement pour sortir le numéro sur l’art qui aurait dû sortir cette semaine à l’IEP. Mais après y avoir réfléchi nous nous sommes dit que l’on allait mettre tous nos numéros de cette année. »

Dimanche devraient être ajoutés les numéros des années précédentes.

Retrouvez le dernier numéro de Contro ici

Hertz-en-Provence, qui avait pour projet de suivre tous les évènements qui se devaient de rythmer la vie SPX ( RIP le CRIT), s’est retrouvée face à un sentiment d’inachevé devant ce second semestre. Pour continuer à faire vivre l’asso sans plateau TV, de nombreux projets sont en préparation, nous confie Alizée. Et notamment une vidéo sur la vie des Sciencespistes en confinement, qui ne pourra pas se faire sans vous !

« Il est important de continuer à divertir les gens, à leur proposer du contenu qui change de l’atmosphère pesante dans laquelle nous nous trouvons. Être une association médiatique ne veut pas dire que l’on doit adopter le même angle que les médias traditionnels : il est possible d’aborder l’actualité sous une autre perspective positive pour notre moral ! »

Le Nouvel Aix a du décaler la sortie de son journal, prévue pour le mois de mars et devra certainement le sortir en version PDF. Mais cela n’a pas démonté le bureau qui continue à faire des parutions sur les réseaux sociaux et qui a même créé une rubrique spéciale confinement.

« Le confinement nous permet au contraire de lire plus, de regarder plus de films ou de séries, et de découvrir plus de choses culturelles. Comme on se « cultive » plus, on peut également écrire plus! Continuer à rédiger des articles pour le Nouvel Aix nous permet de garder un lien avec Sciences Po, avec les étudiant.e.s malgré le fait qu’on ne se voit plus, ce qui est vraiment cool! »

MIZIK KO! devait mixer lors des soirées du CRIT (promis on en parle plus) et organiser un colloque sur la fête : « Approche professionnelle et sociale de la fête. Dans le cadre de l’évolution de la musique électronique dans nos sociétés ». Comme le but de l’association reste de diffuser de la musique dans des lieux atypiques ou variés, c’est devenu compliqué. Mais les réseaux sociaux continuent d’être un moyen de partager du contenu.

« C’est important de rester actif pour montrer que cette étape peut aussi être cool et qu’on peut essayer de stimuler les gens et de leur faire passer le temps. On cherche avant tout à raconter une histoire et c’est celle de la musique. Et en ce moment on a le temps de le faire, du coup je trouve que c’est essentiel de continuer à la partager. »

Intersections avait une conférence de prévue sur les violences policières. dans l’incapacité de l’organiser, ils ont décidé de faire des lives Instagram et s’apprêtent à publier des « petits billets, des trucs qui se lisent rapidement ». Pour eux, c’est l’occasion de produire du contenu.

« Le préjugé racial, la discrimination et le racisme dans toutes ses formes à pris un aspect particulier avec le contexte actuel et c’est pour cela même que l’association se doit de continuer son action. « 

Interface a du annuler la mission au Pérou et la plupart de ses activités, qui se font en présentiel, ont dû s’arrêter. Seul le pôle Droits Humains propose toujours de signer des pétitions éléctroniquement. Mais l’asso invite ceux qui veulent continuer à s’engager humainement à s’inscrire sur les bases de données de la réserve civique, à faire un don à La Croix-Rouge ou à la fondation Abbé Pierre et surtout, à prendre des nouvelles de son entourage et à leur proposer des services !

Clara Grouzis

Une réflexion sur “Les assos qui nous aident à positiver

  1. Pingback: Un peu de culture dans ce monde de confinés | Saport'actu

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