Le Brussels World Simulation : un jeu pour s’éclater sérieusement

Tu as surement vu les nombreuses affiches placardées dans Sciences Po, indiquant le déroulement de mystérieuses conférences sur « La fabrication du droit de l’Union » (le 12 novembre, avec Estelle Brosset), ou encore sur « La prise de décision au sein du Conseil » (le 13 novembre 2019, avec Jean-Paul Jacqué), dans le cadre d’un certain « BWS« . Tu t’es même peut-être demandé si ce n’était pas encore des événements organisés par une énième association de Sciences Po Aix !

En fait, ces affiches concernent le « Brussels World Simulation« , une excellente opportunité pour « s’éclater sérieusement« , résument Elhia et Marie, 2 étudiantes dans l‘Equipe d’animation et de coordination de ce « Jeu ». En janvier, ces dernières vont submerger Sciences Po d’informations sur le BWS, à la tête du média fictif interne à ce jeu, le « Brussels’ Blower ». Avant cela, il faut que tu saches ce qu’est le BWS, et pourquoi pas te préparer à rejoindre une prochaine édition ?

Qu’est ce que la Brussels’ World Simulation ?

En quoi consiste ce « Serious Game » ? Mis en place l’année dernière par Philippe Aldrin, Professeur des Universités à Sciences Po Aix, il a pour objectif de proposer à des étudiants de Sciences Po Aix et de la Faculté de Droit et de Sciences Politique d’Aix une immersion dans la sphère décisionnelle de l’UE (tout cela en français, même si le nom est en anglais). Pour cela, les étudiants se voient attribuer un rôle, à partir duquel ils doivent tisser une stratégie, des discours, une performance, sur un thème donné. Plusieurs rôles existent :

  • des rôles d’acteurs institutionnels législatifs (représenter un pays dans la Commission Européenne, le Conseil des Ministres ou le Parlement européen)
  • des rôles d’acteurs institutionnels non législatifs (représenter un Etats tiers, un membre du Conseil Economique Social et Environnemental…)
  • des rôles d’acteurs non institutionnels (lobbys, ONG, Think tank, média)

En quoi consiste concrètement le BWS ?

  • Avant le 3 novembre 2019, 70 étudiants se sont inscrits pour le BWS.
  • Le 12 novembre 2019, le thème du Brussels World Simulation a été dévoilé : le « numérique« .
    • A partir de ce thème, tous les étudiants doivent rendre une Note d’Analyse, c’est-à-dire 5 pages expliquant les controverses, acteurs et enjeux actuels de ce thème dans l’Union Européenne, avant le 8 décembre. (20% de la note globale)
    • Dans le même temps, ils doivent assister à au moins 3 « séminaires« , ce sont les sortes de mini conférences que tu as vu sur les affiches ! (cette présence compte pour 20% de la note globale)
  • Le 9 décembre, dans une semaine, les rôles seront attribués. Ainsi, chaque joueur va pouvoir commencer à préparer son Position Paper, à redonner avant le 6 janvier, dans lequel il va expliquer sa position sur le thème (30% de la note globale) à partir de son rôle. Les étudiants s’exercent dans leurs rôles du 6 au 15 janvier lors de rounds de négociation.
  • Pour finir, un jury international constitué de 8 spécialistes et de praticiens de la décision européenne vont évaluer la prestation des étudiants (30% de la note globale), lors des séances Plénières les 16 et 17 janvier, devant aboutir à une décision, une loi, ou encore une directive, sur un sujet précis du thème, donné au début des Plénières. Crédibilité et opportunité stratégique sont les maîtres mots.

Qui est concerné ?

1A et 2A, ce projet d’innovation pédagogique vous concernera peut-être. En effet, pour les M1 et M2 « Politiques Européennes« , comme pour les M2 « Métiers de l’information« , la participation est obligatoire et permet de valider certains cours. Concernant les autres parcours de M1, ceux qui suivent le cours « Sciences politiques de l’UE » et « droit de l’UE » ont le choix entre effectuer le BWS ou élaborer un dossier d’étude. Ensuite, dans la limite des places disponibles, le jeu est ouvert aux étudiants de tous les masters de Sciences Po Aix.

Pourquoi y participer ?

Nous avons demandé à Valentine Cilla, représentante de l’Espagne au Conseil Européen dans le cadre de la première édition du BWS, gagnante du Prix Maurice Schuman de la diplomatie européenne, si, pour elle, cela vaut vraiment le coup de participer à ce jeu.

En M1 Affaires Internationales l’année dernière, Valentine avait le choix entre faire le BWS et rendre un dossier. Pour elle, le choix a été vite fait : « Cela prend plus de temps, mais je trouvais ça plus intéressant, concret et innovant« , nous explique-t-elle. Et elle n’a pas regretté ce choix. Devoir prendre position sur des valeurs et des faits à contrario de ses propres idées politiques, puisque les rôles sont attribués de manière aléatoire, était stimulant. « Pendant 2 jours nous étions réellement à Bruxelles, et pas à Aix », nous raconte-t-elle. Ces 2 jours sont très prenants puisque les organisateurs attendent aussi des étudiants qu’ils utilisent la plateforme et les réseaux de conversation du BWS : lorsque l’on n’est pas en réunion, il faut savoir dégainer son BWS’s Tweet !

Néanmoins, si elle a un bémol à relever, ce sont les premières étapes du projet : « coaching, position paper ne sont pas la partie la plus épanouissante mais elle est nécessaire. C’est réellement pendant les plénières que vous vous éclaterez », affirme-t-elle.

Le BWS est un jeu utile qui permet à chaque participant d’acquérir des compétences, et plus encore.

Le BWS permet, en effet, une mise à l’épreuve des concepts et théorie du processus européen que l’on acquiert durant nos études à Sciences Po. En s’appuyant sur un cas réel, par exemple, cette année, le thème « numérique », au cœur des enjeux européens actuels, les étudiants développent leur maîtrise des outils et techniques de la négociation internationale, acquièrent des compétences analytiques et rédactionnelles, et s’entraînent au travail en équipe.

Cette expérience peut aussi être une véritable plus-value sur le CV, par exemple « pour quelqu’un qui veut faire de la diplomatie ou des entretiens pour des M2 », précise Valentine, puisque les joueurs qui valident toutes les épreuves du jeu reçoivent un certificat de négociation internationale « European Législative and Policy Process« , délivré par Sciences Po Aix. Avoir reçu un prix peut aussi être un plus sur le CV : à la Commission, au Parlement, au Conseil, parmi les médias, et l’ensemble « lobbys, ONG, Think tank », un étudiant sera décerné meilleur joueur.

Alors, intrigué, intéressé ? Tu pourras en découvrir plus en suivant les Plénières grâce au média tenu par Elhia et Marie, pour voir si l’expérience te donne envie…

La bise européenne,

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