Vous reprendrez bien un peu de « Caviar »?

Quand on vous dit Sciences Po Aix, rares sont ceux à qui viendrait l’idée que l’IEP est la nouvelle antre du journalisme sportif français. Oubliez Georges Carcassonne et la couverture de Pays d’Aix, modeste club de sixième division. Après les retentissants succès des néo-journalistes de notre Bonne Maison, la Dream Team du « Sens du Jeu » et partenaire de Petit Filet se lance dans un nouveau projet fou. Conscients de leur potentiel et gardant la tête froide, ils montent en première division avec la sortie ce mercredi 30 octobre du premier numéro de leur Champion’s Project : un magazine 100% football dénommé « Caviar ». Heureuse de voir naître un nouveau projet journalistique d’envergure, Mélissa est allée à la rencontre de Gabriel Blondel, membre du comité de direction au côté de Tristan Boissier, Théo Mazars et Victorien Fragne, en avant-première.

Mélissa : « La première question doit être récurrente mais mérite un éclaircissement : pourquoi « Caviar » ?« 

Gabriel : « Rien à voir avec les fameux œufs de lump. Nous ne sommes ni un magazine culinaire ni une bande de petits prétentieux cherchant à se donner des airs élitistes. Bien que la qualité de notre revue soit des plus raffinées. Caviar fait référence, dans le vocabulaire footballistique, à cette passe parfaite qui permet à l’attaquant d’inscrire un but en n’ayant plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. En somme, un but servi sur un plateau. Caviar est également un nom court, qui claque et qui a le mérite d’éveiller la curiosité. Enfin, ce nom a été choisi pour démontrer que nous ne traitons pas le football dans sa dimension strictement sportive, mais que nous l’abordons sous un angle plus profond qui nous permet d’aborder des problématiques sociétales, politiques, culturelles ou encore juridiques.

M : « Quel bilan tirer de votre premier projet, « Le Sens du Jeu » ?« 

G : « « Le Sens du Jeu » est forcément une réussite car c’est ce qui nous a permis de fonder Caviar. Ce blog que nous avons créé pendant notre 3ème année nous a permis d’aiguiser notre plume et de commencer à nous faire connaître. C’est ainsi que nous sommes entrés en contact avec Petit Filet, page Facebook de plus de 300 000 abonnés, avec qui nous nous sommes associés pour créer « Caviar ».

M : En créant « Caviar », vous haussez votre niveau de jeu…

G : « Oui, on peut dire ça comme ça. Avec Caviar, nous continuons de produire des articles d’une bonne qualité sur des sujets de fond. C’était un petit peu frustrant de voir nos articles sur la morale d’Albert Camus, de Pierre Paolo Pasolini ou sur le « onze du FLN » lus par moins de 100 personnes. « Caviar » nous permet d’élargir notre audience de façon exponentielle. Tiré à un millier d’exemplaires, le premier numéro « Un Destin Africain » sera suivi en décembre d’un second numéro diffusé à l’échelle nationale en kiosque. A l’heure actuelle, le nombre de tirages n’est pas encore défini mais il devrait avoisiner les 10 000″.

M : « Qu’est-ce que qui vous a motivé à créer un journal papier à l’heure du « tout numérique » ? »

G : « Il est vrai que publier un magazine papier à l’heure où des titres de presse meurent chaque jour peut paraître suicidaire. Mais nous faisons partie de ceux qui croient encore en l’avenir de la presse écrite en France. Nous avons la chance de vivre dans un pays où les gens demeurent attachés au papier. Les Français continuent d’acheter leurs livres et leurs journaux en librairie et en kiosque. Mais au-delà de l’aspect militant pour la survie de la presse papier, il y a aussi un côté matérialiste par le fait que « Caviar » soit un objet qui s’achète, s’expose et se conserve. Nous sommes très satisfaits de l’esthétique et du rendu après impression. On espère que les gens seront aussi heureux que nous après avoir acheté leur caviar à 3€ ».

M : « Vous êtes prêts à vous frotter à la concurrence dans le domaine ? »

G :  » Évidemment, nous n’avons pas la prétention d’être au niveau de So Foot, France Foot, l’Equipe magazine ou autres. Nous ne sommes que neuf rédacteurs, quatre membres du conseil de direction et cinq rédacteurs permanents. Mais nous avons notre particularité. Notre ligne éditoriale fondée sur l’utilisation du football comme prétexte pour mettre en lumière des sujets qui dépassent le cadre purement sportif nous permet de nous distinguer du reste de la presse footballistique française sous certains aspects. On ne parle pas des matchs du weekend ou du comportement de Neymar au PSG, on raconte des histoires plus profondes et intellectuelles. L’effet Sciences Po peut-être…

M : « En somme, nous n’avons plus qu’à nous rendre chez notre marchand de journaux ? »

G :  » Pas encore. Le second numéro sera diffusé à l’échelle nationale en kiosque. Mais pour ce premier numéro, il sera surtout disponible à l’IEP pour 3€. Nous commençons la vente ce mercredi lors de notre soirée de lancement au Gaulois. Ils seront également en vente à la librairie « Goulard » sur le Cours Mirabeau et à « Rue des Bouquinistes » situé Rue Matheron. Or d’Aix, ce numéro sera distribué dans d’autres points de vente sur Marseille, Montpellier, Millau, Rodez, Marsillac, Espalion et Laguiole en Aveyron.

Mélissa remercie Gabriel et l’ensemble de la rédaction de Caviar pour leur disponibilité. Rendez-vous mercredi 30 octobre pour une soirée « caviar à volonté » !

Footballistiquement votre,

Thibaut Keutchayan

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