Le volontariat culturel franco-allemand : Warum nicht?

« Ludwig, Anton, Nordpol, Berta… » tel fut mon premier choc culturel lors de mon service civique en Allemagne. J’avais mis un certain temps à comprendre que non, la personne à l’autre bout du téléphone n’était pas dingue, mais qu’elle essayait seulement de m’épeler le nom de sa rue pour que je puisse lui envoyer un document. De petits instants tels que celui-ci, il y en a eu beaucoup tout au long de mon séjour dans la petite ville de Bingen am Rhein en Rhénanie-Palatinat.

L’année de ma terminale, j’ai décidé de partir à l’étranger avant de commencer mes études pour avoir une expérience professionnelle. J’avais donc postulé pour le volontariat culturel franco-allemand (VFA). Et, c’est ainsi que je suis en Allemagne en Août 2017.

crédit photo: Lisa Brenier

Le volontariat franco-allemand, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un programme proposé par l’Office Franco-Allemand de la jeunesse (OFAJ) chargé de promouvoir la mobilité et l’échange entre les jeunes des deux pays. Le programme en lui-même est coordonné à la fois par la Maison de Rhénanie Palatinat (Dijon, France) et le Kultur Büro de Rheinland-Pfalz (Lahnstein, Allemagne). Plusieurs types de volontariats dans différents domaines comme le sport, l’écologie et la culture sont proposés. Au total 30 jeunes entre 18 et 25 ans (15 de chaque pays) partent pour un séjour d’un an dans le pays partenaire après avoir candidaté auprès des différentes structures participant au programme. Au sein du volontariat culturel, les structures peuvent être des musées, des salles de spectacle (Théâtre, salle de concert), des MJC, ou encore des Instituts français ou allemands (Goethe Institut). En tant que volontaires, les jeunes sont encadré.e.s. par les responsables du programme au sein de la Maison de Rhénanie Palatinat et du Kultur Büro. Ils disposent d’une indemnité de service civique à la hauteur de 522.87€ et disposent de 25 jours de formation (organisés sous forme de séminaires) en plus de leurs jours de congés.

Quel rôle pour les volontaires ?

La structure pour laquelle j’avais postulé et qui m’avait retenue est la Volkshochschule de Bingen am Rhein, située non loin de Mayence et … au bord du Rhin ! Si tu es adepte de belles balades à vélo le long de fleuves bordés de vignes et de jolies petites villes, cette région vaut le détour !

Le concept de Volkshochschule est très méconnu en France et il n’y a pas non plus vraiment d’équivalent chez nous. Littéralement, on traduirait cela par « Université populaire ». Pour faire simple : il s’agit d’une structure publique proposant des formations dans différents domaines à un public divers. Cela peut être des cours de langues, des séminaires de formation pour le corps enseignant des maternelles, des cours de philosophie, d’informatique, de dessin, de yoga et beaucoup d’autres. L’un des plus gros domaines dans lequel la VHS est active, est l’intégration de réfugiés. Elle propose encore aujourd’hui un grand nombre de cours d’allemand pour tous les niveaux, ainsi que des cours plus scolaires permettant à ceux qui le souhaitent d’obtenir un diplôme (par exemple le Realschulabschluss qui serait à peu près l’équivalent du Brevet en France).

En tant que volontaire j’étais responsable du programme culturel pour les enfants. Mon rôle était d’organiser les activités proposées par la structure pendant et hors des vacances scolaires, c’est-à-dire : trouver des intervenants, écrire des programmes et des communiqués de presse, gérer en partie les infrastructures mais aussi organiser des événements ponctuels.

Exposition des œuvres réalisées par les enfants. crédit photo: Lisa Brenier

Pourquoi partir ?

               Si la veille du départ j’étais terrorisée à l’idée de me retrouver seule dans une ville inconnue, aujourd’hui je ne regrette absolument pas mon choix. En plus d’avoir gagné en maturité et en autonomie au cours de cette année, j’ai pu à plusieurs occasions sortir de ma zone de confort. Répondre avec assurance au téléphone en allemand est plus difficile qu’il n’y parait !

Du fait de ma binationalité j’étais assez familière avec le pays en général, j’ai quand même été prise plusieurs fois au dépourvu tant sur le plan linguistique que culturel, mais finalement cela m’a servi par la suite. A force d’écrire des mails, on finit par s’améliorer. J’ai surtout eu la chance de tomber dans une structure avec une équipe merveilleuse qui m’a beaucoup appris et accompagnée au long de cette année. L’un des meilleurs souvenirs concernant l’ambiance sur le lieu de travail c’est bien celui du petit déjeuner du vendredi matin où à tour de rôle quelqu’un amenait des petits pains frais et des bretzels !

Une autre raison de partir faire un VFA sont les séminaires : 4 semaines réparties sur l’année, durant lesquelles on se retrouve avec les autres volontaires du programme. On y construit des amitiés, crée des projets et échange les différentes expériences des uns et des autres.

Si ce témoignage t’a plu et t’a donné envie de te renseigner sur les modalités et les opportunités de mobilité en Allemagne, tu peux trouver plus d’informations sur le site de l’OFAJ. La période de candidature pour le volontariat franco-allemand quant à elle débute normalement au début du printemps !

Lisa Brenier

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