Stageport’actu#7 : cinq mois dans une start-up parisienne

La recherche de stage faisant partie des sujets les plus fréquents dans les discussions des étudiants à Sciences po , nous sommes partis à la rencontre de Capucine Aubert. Celle-ci a réalisé un stage de plusieurs mois au sein d’une start-up parisienne spécialisée dans l’intelligence artificielle. Découvrons ensemble son expérience !

Capucine a travaillé pendant cinq mois chez Lalilo, une grosse start-up située dans le XXème arrondissement de Paris. Son objectif est de mettre l’intelligence artificielle à profit afin d’améliorer l’apprentissage de la lecture dans les écoles. 

La recherche de stage

Pour trouver un stage, elle a d’abord cherché dans le domaines de la diplomatie ou dans les missions de défense en faisant de nombreuses candidatures dites BIEP. Celles-ci étant sans réponse, elle nous raconte avoir « tapé : 20 meilleures start-up de France” sur Google pour ensuite postuler uniquement chez Lalilo. Sa candidature étant acceptée, elle s’estime chanceuse !Cependant, elle nous aussi en garde sur le long et compliqué processus de recrutement : « J’ai envoyé mon CV et une lettre de motivation avant d’être recontacté. Ensuite j’ai dû passer un test technique composé de plusieurs petites épreuves puis un entretien téléphonique et un entretien Skype. L’équipe a aussi appelé mes précédents employeurs pour avoir plus d’infos sur moi. ».

Alors, pourquoi avoir choisi un stage dans cette structure en particulier ? Capucine s’est vite rendue compte que ses changes de réaliser un stage dans le public étaient très limitées, elle a donc décidé de chercher un stage qu’elle n’aura probablement jamais la chance de refaire.

 » Cela faisait longtemps que j’avais envie d’apprendre à coder et je voulais aussi faire quelque chose d’éthique et d’utile. Je me suis donc tournée vers Lalilo pour le côté hyper dynamique et la perspective d’être entourée que d’ingénieurs. »

A propos du déroulement du stage, Capucine n’a pas été déçue. Son tuteur de stage était quelqu’un de très intelligent qui sortait de Polytechnique.  » J’ai appris plus de choses en 5 mois qu’en 3 ans (presque). ». Elle n’a donc pas du tout regretté ce choix. L’ambiance au sein de l’équipe était incroyable. Ils sont même partis une semaine en vacances tous ensemble. Tout cela est surtout dû à la bienveillance et à la personnalité des fondateurs.

Les missions au cours du stage

L’avantage de la start-up ont résidé dans les responsabilités accordées et le salaire, malgré es  » anglicismes bullshit et les vegan »! Capucine a réalisé de nombreuses missions très différentes. Une des plus marquantes a été la recherche des nouveaux bureaux de Lalilo. C’est elle qui a organisé tout le déménagement de la boîte dans de nouveaux locaux. L’équipe lui a alors fait 100% confiance : « J’y croyais même pas ». Elle a aussi recruté la stagiaire qui lui a succédé. Cette mission était aussi très formatrice puisqu’elle consistait à faire passer en entretien des élèves de Centrale, des personnes de Sciences Po et d’autres écoles en s’appropriant le process à l’issue duquel elle-même avait été sélectionnée.  

Lors de son recrutement, le rôle lui étant associé au sein de l’entreprise était celui d’assistante de direction : « J’ai fait beaucoup de démarches administratives et une vraie victoire ça a été l’obtention d’un visa travail très compliqué à obtenir pour une stagiaire développeuse tunisienne. » Tous les jours, de nouvelles missions lui étaient confiées : « Voir son travail payer, c’est très motivant. ».

Bilan du stage

Capucine recommande de faire des stages. Selon elle, cela permet de changer complètement de paradigme et de s’approcher du monde du travail qui n’est pas si loin que ça de nous dans le temps. Le stage permet de s’éloigner des études très théoriques et d’approfondir la professionnalisation qui reste rare à Sciences po.

Le stage est aussi un risque à prendre. En général, il est difficile de savoir exactement où l’on met les pieds : « S’ennuyer j’imagine que c’est hyper désagréable. »

Quant au développement de son projet professionnel, Capucine nous confie que ce stage a vraiment renforcé sa volonté de travailler dans le public parce que le milieu de la start-up a plein d’avantages mais reste instable et hyper compétitif selon elle. Mais, avoir vu une start-up de l’intérieur et ainsi confirmer et infirmer certains clichés reste une grande chance dans son parcours.

« En résumé, le stage, c’est une vraie question de chance et de hasard. » 

Coline Duverne

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