Afrique du Sud : un arc-en-ciel culturel

Pour Sophie Boutière, l’Afrique du Sud était une évidence : « Je voulais vraiment prendre du recul quant à ma perception occidentale du monde et particulièrement de l’Afrique », explique-t-elle. En revanche, Seren Asatekin se destinait à un stage aux Etats-Unis. Ses plans ont été bousculés quand sa demande de visa a été refusé. Coup du destin ? Elle s’est alors tournée vers le groupe Facebook Inter IEP sur lequel une annonce bien particulière a attiré son regard.

Un « stage rémunéré au soleil » dites-vous ?

C’est en effet sous ce titre que l’offre de stage se présentait. Seren n’a pas hésité une seconde et recommande maintenant ce poste aux futurs 3A : « Il correspond à notre niveau de qualification. C’est un stage assez flexible qui permet de rencontrer des gens importants et très intéressants ! Je travaille pour l’Entraide du Cap, une ONG qui collabore avec le Consulat pour aider les français en difficulté dans la région. » De la communication à l’organisation événementielle, ce stage te donnera accès à tout un panel d’activités dans une assez grande autonomie. De plus, le poste se transmet d’année en année entre étudiants, alors tu n’as plus d’excuse !

Pour se loger au Cap, il faut compter de 350€ à 450€ par mois. Le maître de stage se charge de trouver un logement pour le stagiaire. Seren s’est ainsi retrouvée dans une colocation avec cinq autres français. Si cette situation n’est pas idéale pour l’apprentissage de l’anglais, cela permet de vivre des expériences inoubliables, tel qu’un road trip sur la côte jusqu’au Parc national des Éléphants d’Addo, au nord de Port Elizabeth.

Selon Seren, la région abonde en lieux à visiter et paysages à admirer : « La magnifique vue de la montagne de la Table, les levers et couchers de soleil sur toutes les belles plages qui bordent la ville, les foodmarkets, le Cap de Bonne-Espérance, les safaris photos… et tout cela reste à portée de tous ! » Elle considère le système Uber comme le plus fiable pour se déplacer.

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Photo : Parc national des Éléphants d’Addo, par Seren Asatekin

Une année à l’université Rhodes

Sophie, quant à elle, a adopté le parcours universitaire : « J’ai voulu rester à Rhodes pour un an afin d’en tirer le maximum, et je ne le regrette pas au vu des relations que j’ai noué. Je pense toutefois que rester un seul semestre peut être suffisant. » La vie associative est très active, et les vacances d’été, de mi-novembre à février, laissent du temps pour voyager. A Grahamstown, tout se fait à pied depuis l’université. Pour s’éloigner, plusieurs options s’offrent à toi : le taxi, la location de voiture et le Baz Bus. Kenton et Port-Alfred sont à quarante-cinq minutes de route, Port-Elizabeth à une heure et trente minutes.

L’inscription pédagogique se fait sur place avec l’aide du coordinateur, Monsieur Simankele. Les cours durent quarante-cinq minutes et s’étendent de 8h40 à 17h environ. Plusieurs essais par semestre ainsi que de nombreuses lectures sont demandés, « le travail personnel est donc important mais largement réalisable ». Sophie apprécie particulièrement ses cours de première année en Histoire : « Nous étudions la colonisation et la mondialisation sous une perspective post-coloniale, à mon sens précieuse car assez peu dispensée en Europe. Ainsi, par exemple, on critique la notion de « tribu », notamment à travers l’étude du génocide rwandais et de ses origines politiques, ou encore le panafricanisme. Nous sommes poussés à la réflexion. »

L’université propose des logements en résidence et un régime demi-pensionnaire, pour un budget d’environ 400€ par mois. De nombreuses activités sont organisées, un avantage pour faire des rencontres plus rapidement. Ces Houses sont dotées de cuisines et de salles de bains communes. Il faut également être prêt à subir quelques coupures de courant et d’eau. Ce choix est néanmoins pratique et sécurisant : « Ma résidence (Charlotte Maxeke House) est située à deux pas de la librairie [ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7], ce qui permet de rester travailler jusque tard dans la soirée et de rentrer tranquillement. »

Tu n’échapperas pas au supermarché Pick’n’pay : « l’eau du robinet n’étant malheureusement pas potable, on y achète des bidons de cinq litres qu’on peut ensuite remplir deux fois par semaine sur le campus grâce à un livreur d’eau ». Afin de satisfaire tes papilles, la ville regorge de restaurants et coffee shops. Pour sortir, « Friar’s et 37 sont les deux « boîtes » principales et permettent d’alterner entre ambiance techno, gqom (house sud-africaine) et musique mainstream ».

Photo : Front de mer du Cap, par Sophie Boutière

Prêt à en voir de toutes les couleurs ?

Nos deux Aixpats s’accordent sur le fait que les Sud-Africains sont très chaleureux et accueillants, toujours prêts à discuter. Seren rappelle qu’il faut rester vigilant et suivre certaines règles de sécurité afin de passer un bon séjour, ce à quoi elle ajoute : « Je ne regrette en rien cette destination, tout est magnifique et il y a tous les jours quelque chose de nouveau à découvrir ! » Un enthousiasme partagé par Sophie qui a été frappé par la diversité culturelle de l’Afrique-du-Sud : « Une large partie de la population est indienne, un fait souvent méconnu puisque l’on s’imagine le pays comme étant simplement constitué d’une minorité blanche et d’une majorité noire. Ici, la culture est arc-en-ciel : Zulu, Xhosa, Sotho, toutes les langues, couleurs, religions, cultures se côtoient et forment l’identité de la nation sud-africaine. »

Les points pratiques:

l’anglais : pour l’université, le score requis à l’IELTS est de 7.0 avec un minimum de 6.0 par section. Avoir peur avant le départ est normal, peu importe ton niveau. Mais, après seulement trois mois sur place, nos deux Aixpats le confirment : il n’y a rien de tel que la pratique pour développer la confiance en soi et l’aisance orale. La communauté française est active sur les groupes Facebook, ce qui peut rassurer et faciliter les rencontres.

le visa : petit conseil de Mélissa, commence la pratique du yoga dès maintenant ! Il est fort possible que tu ne reçoives ton visa que quelques jours avant le départ, voire la veille…

l’assurance : plusieurs possibilités, dont Chapka et Momentu. Pour ce second choix, Sophie explique que le processus se fait rapidement sur Internet : « Il suffit de choisir l’option Ingwe, puis les dates de votre séjour. J’ai aussi pris une assurance avec ma banque en cas de rapatriement. »

les vaccins : sois à jour, sans pour autant t’inquiéter d’attraper la fièvre jaune ou la malaria.

le coût de la vie : « En ce moment, 1 euro équivaut à un peu moins de 17 rands. Un plat dans un restaurant revient à environ 6 euros. Des offres pour attirer les étudiants ont souvent lieu », assure Sophie.

Mélissa espère t’avoir donné envie de partir en Afrique du Sud. N’hésite pas à contacter Sophie et Seren pour toutes informations complémentaires ou pour obtenir quelques contacts et adresses utiles.

Péroline Rouillard

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