Saport’advisor #9 : Road-trip au Portugal

Cet été, je suis partie m’immerger une dizaine de jours dans ce pays dont l’équipe de foot nous vainquit en 2016. Une langue aux sonorités peu habituelles, un pays au développement contrasté, découvrez avec moi un bout du Portugal.

J’arrive à Nazaré. Petit village de pêcheurs devenu l’attraction touristique depuis les années 2010, la ville a su néanmoins conserver une partie de son authenticité. D’un côté, les habitations qui longent la plage, des petites ruelles colorées et des restaurants qui installent leurs tables dans la rue font le bonheur des touristes. Et puis, on apperçoit un funiculaire mécanique qui, toute la journée, grimpe la colline. Depuis plus de 100 ans, le petit bus amène les pélerins au Sítio, lieu de religoisité associé à la légende de Notre-Dame de Nazaré. Mais, depuis que la vague a frappé la côte de Nazaré, ce sont les surfeurs qui passent de l’autre côté de la colline pour affronter les plus grosses vagues surfables au monde. En 2013, Garett McNamara dompte un monstre de 23,77m, un record. 

Ensuite, Óbidos, petite ville fortifiée, attire les touristes qui arborent des couronnes de fleurs achetées au marché médiéval. Mais le mieux reste de s’aventurer dans ses ruelles fleuries et d’observer les chameaux passer. 

Óbidos, Portugal
Crédits : Clara Grouzis

Enfin, Lisbonne. Des façades aux multiples couleurs, des tramways pittoresques, des rues qui montent et qui descendent… La capitale portugaise, forte de son caractère, regorge de quartiers charmants aux allures changeantes. Sept collines sur lesquelles la ville s’érige et qui rendent difficile la visite à pieds, tout en offrant des points de vue imprenables. Heureusement, les tramways et les funiculaires facilitent la tâche. Aux allures typiques, les tramways jaunes, parfois bondés, arpentent Lisbonne. Le majestueux ascenseur Santa Justa offre quant à lui un panoramique mémorable sur la capitale. La ville s’étend le long de l’embouchure du Tage. Sur les rives du fleuve, on rencontre les docks et surtout un pont suspendu : le pont du 25 avril. Rebaptisé après la révolution qui abolit la dictature, l’ancien pont de Salazar se déploie majestueusement, rappelant immédiatement le Golden Gate Bridge. En face, dans la commune d’Almada, le Christ Roi s’élève vers les cieux. La statue nous transporte à Rio de Janeiro. 

L’architecture du pays ramène à un temps où le Portugal était un empire maritime puissant. Des statues de Vasco de Gama aux bâtiments de la Praça do Comércio, la grandeur passée du pays est partout.

Funiculaire de Santa Bica, Lisbonne
Crédits : Clara Grouzis

A Bélem, où le palais présidentiel rose se cache, la plus vieille pâtisserie de la ville attire des gens venus des quatre coins du monde. Les fameux pasteis de Bélem, devenus pasteis de nata, régalent tous les gourmands. De l’autre côté de la rue, une autre file d’attente : l’entrée pour le monastère des Hiéronymites. Le bâtiment, dont la construction a débuté en 1502, est imposant et témoigne de la richesse des découvertes portugaises passées. 

Dans les rues des quartiers, des bars empiètent par dizaines. Rien de mieux que de siroter une bière à 1€ dans l’ambiance lisboète. Arpentée par les touristes, la capitale vit pour autant. Pas de monument d’envergure à visiter mais une ambiance de laquelle il faut s’imprégner. Une destination parfaite pour un week-end tranquille entre amis. 

En redescendant vers le Sud, je m’arrête à Luz. Petit village ou centre de vacances ? Le soir, la queue devant le glacier et les enfants qui courent vers le manège, nous montrent que c’est plus qu’une ambiance familiale, c’est l’air marin qui nous emmène immédiatement en vacances. Par rapport à Lisbonne, le rythme est ralenti. L’Algarve regorge de criques où, du haut des falaises, la mer turquoise s’étend infiniment. Ceusées dans les roches, ces criques paradisiaques sont jonchées de parasols et de serviettes. A Sagres, qui donne son nom à la bière portugaise, on fait du surf. Le long de la côte, des forts protègent des assaillants marins et au bout du continent, un phare se dresse : la mer s’étend de tous les côtés. 

Praia Donna Anna, Lagos, Portugal
Crédits : Clara Grouzis

Partout, dans les petits villages, les fils électriques et les câbles téléphoniques pendent à nus au dessus de nos têtes. De jaune et de bleu, les maisonnettes de pêcheurs s’accrochent aux falaises. Pour presque rien, on peut manger des plats typiques : bacalahau (morue), poulet piri-piri ou sardines grillées.

Aux quatre coins du pays, des français, et encore des français. Nous n’étions pas les premiers à fouler le sol portugais. Alors que le plus simple pour communiquer reste l’anglais, on est tentés de parler espagnol tant les langues, surtout à l’écrit, paraissent proches. Mais, comprendre le portugais reste une tâche difficile. Des « ch » en veux-tu en voilà et aucun qui ne s’écrit « ch » : une prononciation peu intuitive mais on retiendra le mot magique : « Obrigado! ». 

Pour plus de photos, rendez-vous sur notre compte Instagram Mélissa Portactu

Clara Grouzis

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