Saport’advisor#7 : 3 jours à Milan

J’aurais voulu y passer mille ans, mais je ne me suis arrêtée que trois jours dans la cinquième plus grande ville d’Europe. Trois jours qui ont cependant suffi à me montrer tout le charme de la città italienne, ville pleine de contraste et de beauté.

Mon cœur de Marseillaise rêvait de fouler les terres milanaises, qui nous avaient inscrits dans la légende lors de la finale de la ligue des champions en 1993. En arrivant à la gare de Milan, située près du stade, les mots de mon grand-père raisonnaient dans mon esprit quand il me racontait l’évènement : « Et on leur criait ”Milano va fan culo !”  à ces abrutis d’Italiens ! C’était la bonne époque…».

Loin d’être abrutis, je fus agréablement surprise par la gentillesse des Milanais que je croisais ; « Quand je suis avec les Milanais, j’oublie que les hommes sont méchants » nous disait ce bon vieux Stendhal. Il aurait pu rajouter que en plus d’être sympas, les Milanais sont beaux, en témoigne ce beau brun aux yeux bleus qui m’a demandé d’un français hésitant ce que je désirais manger, coin Porta Vittoria.

La capitale de la mode porte bien son nom ; le sens du style certain, la ville est parée des plus belles boutiques de mode qu’on trouve notamment sous la galerie Emmanuelle II, merveille architecturale.

Crédits Photo : Lili Dubois

Milan est certes la capitale de la mode, mais est aussi un centre phare d’art et d’histoire : De nombreux musées fleurissent les via milanaises. Par exemple, le musée du Novecento bénéficie d’une immense collection, qui retrace chronologiquement sur 5 étages l’évolution de l’œuvre picturale du XXème (Picasso, Modigliani…j’ai ainsi découvert l’intéressant futurisme italien). Le tout dans un bâtiment moderne, avec une vue grandiose via de grandes baies vitrées donnant sur le Duomo et la place principale de Milan.

Le Duomo de Milan ? Une cathédrale, plus impressionnant des lieux religieux qui composent la ville, d’une blancheur et d’une grandeur exceptionnelles. Et oui, ville italienne oblige, des milliers d’églises de toutes formes se profilent au détour des rues, accentuant le contraste saisissant entre une ville moderne industrielle et une ville ancienne riche d’histoire. 

En effet, ce sont ces mêmes contrastes qui charment ceux qui s’y baladent, moi la première. Vestiges de l’histoire et modernité se côtoient et s’entremêlent à chaque coin de rue : on verra ainsi sans problème dans la même rue ruines romaines sur un rond-point et immeuble d’entreprise de 9 étages, donnant un charme atypique à la ville. Mais ce qui m’a réellement enchantée à Milan (grand mal à ma pellicule photo) c’est les tramways anciens qui se baladent partout dans la ville, et dont les fils de fer parcourent de part en part le ciel bleu éclatant. Certains trams datent de 1881, avec plus de 18 lignes qui ont rythmé tous mes déplacements. Mon préféré ? Le petit wagon jaune de la ligne 1, véritable veine de la ville remontant vers l’impressionnant château Sforza.  

Crédits Photo : Lili Dubois

C’est surtout le centre, quoi que minuscule par rapport à la ville, qui concentre le plus de plaisirs visuels au mètre carré. On voit clairement la différence entre un centre enjolivé plein de couleurs et de classe, et une périphérie beaucoup plus délabrée. Mes pas se sont notamment arrêtés au Teatro della scala, un des plus grands opéras d’Europe à l’intérieur majestueux. Lieu d’effervescence culturel par excellence, il a accueilli par exemple l’une des plus grandes cantatrices de son temps ; Maria Callas (dont les photos s’imposent dans beaucoup d’attrapes-touristes milanais, la boutique de l’opéra en premier).

Flâner dans les rues n’est cependant pas de tout repos. 32 degrés ressenti 40, j’ai regretté l’absence d’une mer près de la ville italienne. J’ai au moins pu trouver un peu de Venise à 200km de celle-ci dans le quartier de Navigli : celui-ci regroupe ses habitations colorées et ses restaurants autour de deux grands canaux d’eau. En plus d’être agréable pour s’y promener ou manger, le quartier est aussi idéal pour s’y poser le soir autour d’une bière au bord de l’eau !

En parlant de boissons, j’ai découvert une spécialité de Milan assez incroyable qu’il me tarde de voir arriver en France : L’Aperitivo. « Fatigué d’une journée » se doit de rimer avec « Petit verre bien mérité » ; Pour 10 euros, on te donne dans chaque bar un verre et un accès à un petit buffet à volonté. A l’image de la dolce vita italienne, tous se retrouvent au détour d’un rendez vous : à quand des Apéritivos aixois ?

En tout cas, si tous les chemins mènent à Rome, mon chemin me ramènera surement prochainement à Milan.

Lili Dubois

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