Retours sur la semaine de l’environnement : quelle place pour le DD dans les études sup ?

L’APNA vient de clôturer sa semaine de l’environnement, pendant laquelle elle a organisé une variété d’événements pour nous sensibiliser et pour faire partager ses convictions. Cela a entraîné Mélissa dans une réflexion profonde… comment s’y prendre pour intégrer la question écologique dans les lieux d’éducation, et en ce qui nous concerne le lieu universitaire ? Comment motiver les étudiants paresseux et consommateurs (Ô clichés) à faire un effort écologique, ou du moins à considérer sérieusement la question ?

Seules 7 universités françaises figurent dans le classement IU GreenMetric, un répertoire réalisée par l’université d’Indonésie de 619 établissements dans le monde qui font des efforts pour être plus respectueux de l’environnement. Bonne nouvelle : Aix-Marseille y fait partie (oui, pas Sciences Po Aix spécifiquement, mais c’est déjà ça…). Cette motivation est-elle en train de s’amplifier ? Les récentes manifestations écologiques ont en effet rassemblé surtout des jeunes, dans le contexte de la grève nationale. Nous avons discuté avec l’APNA sur ces questions-là et sur sa semaine de l’environnement…

Un bilan « plutôt mitigé » nous dit-ils pour leur semaine d’événements pourtant très intéressants. Une conférence de Sea Sheperd, une association internationalement reconnue, n’a peut être pas attiré une grande foule (en lendemain de crit, c’est compréhensible) mais « le point positif est qu’on a eu de supers retours des personnes présentes ». Ils ont également projeté un film, Minimalism, sur le « problème majeur de la surconsommation et notre dépendance au fait d’acquérir toujours plus d’objets ».
Pour leur Soirée Océan, le jeudi 4, ils disent qu’ils « ne doutaient pas que la plupart des criteux ne seraient pas au rendez-vous » mais ils ont tout de même passé un bon moment.

Quand il s’agit de manger, les étudiants semblent être plus au rendez-vous : leur brunch a été un réel succès. « Ce qui prouve que la nourriture vegan peut être vraiment délicieuse, abordable et très simple à réaliser ! » nous partage Virginie, présidente de l’APNA.

Alors quel bilan pour cette année 2018-2019 ? « On est plutôt fiers du travail accompli. Heureusement qu’on a pu compter sur l’implication des nouveaux 2A et des 1A qui sont venus nous prêter main forte en cette fin d’année ! ». Il semble que la motivation en début d’année d’un grand nombre d’étudiants s’est peu à peu éteint, mais Mélissa comprend bien ces galères…

Une évolution particulière de la prise de conscience écologique des iepiens aixois ? L’APNA le constate surtout chez les 1A « peut-être plus que les 2A ou les 3A (d’après notre expérience de l’an passé) ». »Le concret semble plus toucher les étudiants », nous partage Virginie, « puisque c’est ce qui leur permet de vraiment se rendre compte que changer des petits gestes au quotidien peut faire beaucoup ». L’APNA a notamment mis en place une vente de cendriers de poche, une de ses actions concrètes cette année. Bien que le grand débat national organisé par l’IEP sur le thème de la transition écologique a réuni plusieurs étudiants « on a en effet l’impression que les débats intéressent moins » nous partage-t-elle aussi « et que pour faire changer les choses il faut un peu les prendre par la main ».

La sensibilisation c’est une chose, qu’accomplie très bien cette association étudiante. Mais afin de répondre aux défis de cette question environnementale, l’université semble être le lieu parfait pour inciter une réelle réflexion, surtout en Institut d’Études Politiques (future élite de la nation askip). Pourtant les efforts pour insérer l’écologie et le développement durable dans nos enseignements apparaissent comme insuffisants : « il n’y a même pas une option traitant du sujet en 2A » lamente Virginie. On l’aborde comme thème en culture générale en 2A pendant deux séances, aussi dans le cours sur les grands enjeux contemporains en 1A (mais qui n’est pas obligatoire)… mais c’est « comme si l’environnement était un problème mineur dont on pourra se soucier une fois qu’on aura réduit le chômage, alors que c’est notre survie à tous qui est en jeu ».

La question environnementale, c’est bien un enjeu qui demande d’être réfléchi et non simplement appris, pour trouver le meilleur agencement entre économie, social et environnemental. L’Université pourrait être, encore d’avantage qu’il l’est actuellement, le lieu de priorité où se poserait cette question.

Pour revenir à notre association étudiante, l’APNA se dit optimiste pour le futur et nous présente ses projets en tête : « on souhaite vraiment relancer le pôle éducation en partenariat avec les collèges et lycées ». Ils envisagent aussi plus de dialogue avec l’administration, notamment pour mettre en place un jardin collaboratif à l’espace Seguin. Surtout : « continuer au maximum la sensibilisation des étudiants et leur donner des solutions concrètes pour agir à leur niveau ».

Quelle avenir alors pour la question écologique à l’Université ? À nous d’y répondre…

La bise de Mélissa ❤

E.B.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s