Une 3A Down Under

L’Australie : les plages de ouf, le surf, le soleil, les barbecues, le « laid-back attitude » des australiens bronzés toute l’année comme tu ne peux même pas rêver de l’être en été… tout cela est-ce vraiment des clichés, un mythe ?

Mélissa est allée enquêter auprès de Bertrand Petitier et Fanny Imbert pour en savoir plus. Bertrand a passé toute l’année à Sydney, à la University of New South Wales. Fanny quant à elle a opté pour une année mixte, avec un premier semestre en université au fin fond du Canada pour ensuite rejoindre un stage dans une jeune start-up à Sydney.

Un vrai sentiment de bout du monde, ou des repères occidentaux ?

Fanny : « Un vrai sentiment de dépaysement par rapport aux paysages, au climat, aux gens… D’autant plus avec une arrivée en été, il y a vraiment une atmosphère de vacances qui règne. Les gens se baladent en maillot de bain et pieds nus dans les supermarchés. Certes il y a beaucoup d’Européens, et surtout des Français, mais l’approche avec les gens est différente que celle qu’on pourrait avoir en France, c’est sans doute l’effet 3A qui amplifie aussi. Vivre à Sydney c’est aussi synonyme d’insouciance, avoir la plage à côté de chez soi, du soleil garanti presque toute l’année, pouvoir se déplacer où on veut quand on veut (merci Taxify), pouvoir mettre des tongs en ville sans être jugé (salut beber). »

Bertrand : « Je m’attendais à trouver de nombreuses similitudes entre l’Europe et l’Australie mais au final j’ai été beaucoup plus dépaysé que je ne le pensais, parce que Sydney est une ville très américaine, dans sa conception et dans son mode de fonctionnement avec notamment une place prépondérante accordée à la voiture comme véhicule, et donc les transports en commun sont peu développés, contrairement à l’Europe. Après le climat fait aussi qu’on se sent dépaysé, avec en plus la possibilité d’aller à la plage quasiment pendant toute l’année (chill life tu connais). »

L’isolement géographique de l’Australie n’a vraisemblablement pas posé de problème pour eux : « il y a tellement de choses à faire et à voir en Australie que l’isolement n’est pas un problème » nous dit Fanny qui n’a pas pu visiter tout ce qu’elle souhaitait voir. Bertrand se dit aussi « frustré de ne pas pouvoir tout faire » il recommande surtout de passer par la Nouvelle Zélande pour un « voyage incroyable ». Ils insistent sur le fait que même un an passé là-bas n’est pas assez pour profiter de tout ce que l’Océanie a à offrir, il qu’il reste même un « sentiment d’inachevé ». Donc les appréhensions de la distance et de l’isolement sont à relativiser.

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On leur a aussi demandé s’ils ont ressentis de grosses différences au niveau de l’anglais, l’accent australien aurait en effet pour origine les bredouillements des prisonniers bourrés au temps où l’Australie servait d’immense prison. Bertrand a remarqué cet accent « très fort dans les campagnes » et relève les expressions « no worries » et « mate » qui se disent souvent. Quant à Fanny : « Mon niveau était assez nul avant de partir donc je n’ai pas vraiment senti de différences, j’aurais été autant en difficulté aux USA, au Royaume-Uni… ».

La première impression en descendant de l’avion ?

Fanny : « Une chaleur étouffante ! Pour ne pas faire les choses à moitié, je suis arrivée le jour du pic de chaleur historique en Australie (47°c à Sydney), le point positif est que j’ai pu prendre sans difficulté mon premier bain dans le Pacifique, un 7 janvier. C’est assez plaisant après avoir passé une grosse partie de mon semestre au Canada en doudoune avec des températures avoisinant les -25°c. Donc, il faut penser à s’habiller léger pour une arrivée en janvier et surtout ne pas avoir peur de faire au moins 24h de trajet ! »

Bertand : « Première pensée : ENFIN ! Parce que le vol dure quand même 20 bonnes heures et qu’à la fin tu en as vraiment marre. Ensuite juste après ça, une petite pointe d’angoisse en mode « ça y est, on y est, c’est le début d’une nouvelle aventure » parce que tu ne connais pas le pays et que tu te sens un peu perdu. »

Océanie oblige, on a été curieux de savoir s’ils avaient eu une expérience désagréable avec la faune ou la flore exotique. Les rencontres avec les araignées semble être régulières en effet. Bertrand nous raconte cette anecdote : « une fois j’étais dans un canapé sur un porche, la tête près d’une ENORME araignée et quand j’ai réalisé ça, j’ai un peu fait un AVC mais plus de peur que de mal ! » Fanny nous parle aussi de quelques frayeurs avec des alertes aux requins ou « simplement en sachant l’existence de méduses mortelles aux Whitsunday ». Mais ils nous rassurent avoir eu beaucoup plus d’expériences positives avec les kangourous, koalas, baleines, dauphins, tortues, poissons multicolores, wombats et « même des pingouins » nous dit qui Bertrand (qui jure d’ailleurs à Sarah que c’est vraie cette histoire).

On leur a ensuite interrogé sur leur plus beau souvenir là-bas. 

Fanny :  C’est assez dur d’en choisir un seul parce que, comme j’imagine la majorité de la promo, les souvenirs de 3A sont multiples et tous aussi incroyables les uns que les autres. Parmi les meilleurs, il y aura certainement la croisière de 3 jours sur un catamaran dans les Whitsunday Islands, le camping sauvage dans des dunes de sable à Port Stephens ou encore le lever de soleil à Bondi Beach pendant mon dernier weekend en Australie.

Bertrand : Difficile à expliquer parce qu’en 1 an je me suis fait pleins de beaux souvenirs, dans le désordre je dirais mon voyage en Nouvelle-Zélande, les roads trips en Australie, le camping sauvage à Port Stephens et le tourniquet aquatique de Fanny (rpz la famille), le chill maximal à Byron Bay, et les sessions de surf à Bondi (oui je sais c’est cliché).

Comme conseils à ceux voulant tenter l’expérience australienne, Bertrand met en garde contre les transports en commun et les arrêts de bus sans nom, « c’est vraiment la galère » nous dit-il. Fanny conseille quant à elle de bien choisir le logement : « Il y a beaucoup de logements assez insalubres où les étrangers comme nous s’entassent, les loyers sont juste exorbitants et tu ne sais jamais sur quel type de colocs tu vas tomber… Un conseil (Sarah pourra confirmer) : ne pas habiter au 5 Bondi Road ! ». Elle donne comme conseil aussi de vérifier qu’on a toujours de la batterie sur son téléphone, encore à cause de ce réseau de transports qui est « très difficile à comprendre sans suivre Google Maps ».

Pour convaincre les hésitants, ils nous offrent enfin l’Australie en une phrase : 

Fanny : « Un dépaysement assuré, des vacances toute l’année, de belles rencontres et des souvenirs incroyables ! »

Bertrand : « C’est une terre de chill, avant tout » Fanny Imbert, 2018.

 

 Edie BRIDGE et Paul IMBERT

 

 

 

 

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