#AIXPAT : une 3A à l’Est

Melissa se tourne maintenant vers les pays de la bière pour ce deuxième article Aixpat. Marie Simplex  (Allemagne), Juliette Richoux  (Allemagne), Charlotte Muguet (Allemagne),  Marie-Sophie Villin  (Allemagne) et Valentin Rebuffat  (Pologne) racontent leurs expériences et on l’avoue, ils nous ont bien donné envi de découvrir cette Europe outre Rhin.

Pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi de partir dans ce pays pour ta 3A ?

Marie : J’ai fais ce choix parce que cela voulait dire pas d’IELTS et je voulais aussi améliorer mon allemand. L’anglais peut se bosser facilement par ailleurs, mais l’allemand est quand même plus complexe donc l’immersion est nécessaire je trouve. En plus, le coût de la vie y est moins élevé qu’en France et il est facile de voyager entre les différentes villes !

Charlotte : Je fais de l’allemand depuis la sixième, sans jamais vraiment avoir réussi à acquérir un niveau suffisant pour m’exprimer de manière fluide. J’ai donc voulu saisir l’opportunité d’améliorer enfin ce niveau, en partant de l’idée que maîtriser l’allemand pourrait être un plus professionnellement.

Valentin : La Pologne, c’est un pays que j’ai découvert par le biais de son Histoire et qui me passionne depuis plusieurs années. J’avais envie d’y aller, pour la découvrir plus en détail et surtout pour apprendre le polonais. 

Dans quelle ville résidais-tu, et pourquoi avoir choisi celle-ci ?

Marie : Je suis partie à Münster, une petite ville à une heure de la frontière des Pays Bas. Je l’ai choisi parce qu’elle est toute mignonne, que la qualité de vie y est géniale (tout le monde à vélo…).

Juliette : J’ai choisi Berlin car j’avais déjà visité cette ville qui m’avait beaucoup plu. Je souhaitais également être dans une grande ville.

Marie-Sophie : J’ai choisi une 3A mixte : 1er semestre en université à Berlin et 2eme en stage à Yangon en Birmanie. Berlin parce que je suis à moitié allemande, que j’ai toujours voulu vivre dans ce pays et que c’est une ville plutôt géniale, bouillonnante culturellement, historiquement et politiquement parlant.

Valentin : En Pologne, nos deux seuls partenariats c’est Varsovie, et Wroclaw, là où j’étais. J’avais déjà passé trois jours à Wroclaw et j’avais absolument adoré cette ville. Ce qui a aussi joué c’est que je n’avais pas eu de très bons retours de Varsovie, et les cours proposés à Wroclaw m’intéressaient beaucoup plus.

Quel choix de mobilité as-tu choisi ? Pour quelles raisons ?

Marie : J’étais en mobilité universitaire dans la 3e plus grosse université allemande. Mon but était clairement d’améliorer mon allemand, en particulier type « universitaire » (vocabulaire de sciences po, de socio etc) donc clairement l’année en université était une évidence.

Juliette : J’ai effectué un stage de 6 mois en Australie au premier semestre (Sydney) puis un semestre d’université à Berlin. Je voulais faire un stage pour acquérir une expérience professionnelle, et car cela me permettais de découvrir deux pays et de pratiquer deux langues sur l’année. 

Charlotte : J’ai choisi de faire un semestre à l’université et un semestre en stage pour deux raisons. D’abord c’était l’occasion d’avoir enfin une vraie expérience professionnelle qui pourrait être une plus value sur mon CV. Et ensuite car j’avais de gros doutes sur la voie professionnelle que je souhaitais prendre, et faire un stage dans un des milieux qui m’attiraient était un moyen d’y voir déjà un peu plus clair.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un(e) étudiant(e) qui hésite entre (ta destination de 3A) et un autre pays dans la même zone géographique ?

Marie : Alors je lui dirais que déjà  Münster est vraiment très jolie, qu’avec l’inscription à la fac on peut se déplacer en trains gratuitement (donc top pour vadrouiller). Ensuite on était entre 400 et 500 internationaux donc ça permet vraiment de rencontrer de nouvelles personnes de tous horizons. En plus tout est super bien géré administrativement (carré à l’allemande !!) et on est très bien accueillis ! Et à partir du mois de mai (le semestre se fini en août, ça laisse du temps !) globalement on peut passer des journées et des nuits entières au bord du lac à boire des bières (pas chères !) en faisant des mini barbecues, se balader dans la verdure autour de Münster ou pousser jusqu’à un plouf en mer du Nord ! 

Juliette : À mon sens, la destination doit dépendre des objectifs de chacun (langue, voyage, université…). L’université de Berlin intègre très bien les étudiants internationaux, et c’est une ville au cœur de l’Europe qui permet de visiter beaucoup d’autres capitales pour pas cher. 

Charlotte : Même si l’Allemagne n’est pas forcément la destination la plus choisie, c’est en fait un pays qui a beaucoup d’avantages. L’ambiance est très sympa avec en plus des évènements qui rythment l’année comme l’Oktoberfest, les marchés de Noël, ou encore le Carnaval, ces périodes étant très importantes et célébrées à Munich. D’un point de vue pratique, les Allemands parlent très bien anglais, donc il est très facile de communiquer même quand on ne maîtrise pas l’allemand. Et sur le plan professionnel et académique, il y a beaucoup d’offres de stage en Allemagne généralement bien payés en plus, et les cours sont très différents de la France avec un aspect beaucoup moins théorique avec plus de mise en pratique et de participation, ce qui fait qu’on apprend beaucoup d’un semestre là-bas.

Marie-Sophie : Berlin, c’est top. La scène culturelle et artistique est incroyable. Il y a toujours une nouvelle expo, un nouveau bar, un nouveau concert, une nouvelle pièce de théâtre. Je conseillerai juste d’y partir pour le semestre d’été plutôt que celui d’hiver, parce que ça rigole pas avec le froid là-bas.

Valentin : Je dirai que la Pologne est un pays qui offre énormément de perspectives professionnelles, surtout dans le domaine des affaires étrangères, de la défense, mais aussi dans beaucoup d’entreprises, notamment françaises qui s’y installent.

As-tu pu voyager pendant cette 3A ? (Où ? Des petits tips ?)

Marie : Oui j’ai pas mal vadrouillé à travers l’Allemagne (les Flixbus sont vraiment super développés donc on peut bouger pour pas cher !), aux Pays Bas, en Pologne, République Tchèque, Autriche et Slovénie ! Comme tips … Je dirais Goeuro pour réserver les billets, ça permet vraiment de se faire des trajets peu chers !

Juliette : En Allemagne, je suis restée à Berlin car la vie là-bas me plaisait trop pour bouger !

Charlotte : Je n’ai pas voyagé très loin car Munich est déjà une ville très riche d’histoire, de monuments et de belles choses à voir et à faire, et il en est de même pour la Bavière. L’avantage c’est qu’en restant dans la région qui offre déjà beaucoup de possibilités on peut se faire un petit weekend très souvent entre les lacs, les châteaux, les villes typiques, les pistes de ski, et même l’Autriche qui n’est pas très loin de Munich !

Marie-Sophie : Depuis Berlin, j’ai pu voyager à travers l’Allemagne, la République Tchèque et la Pologne, rendre visite à des amis en 3A et découvrir des grandes villes européennes. Flixbus et Polskibus proposent des tarifs abordables et voyager en bus de nuit permet d’économiser du temps. 

Valentin : J’ai beaucoup voyagé, déjà à l’intérieur du pays mais aussi Bratislava, Prague et Budapest. Les deux conseils que je donnerai pour voyager dans l’Europe de l’Est, c’est d’opter pour le bus : ce n’est vraiment pas cher et très pratique. Après, à l’intérieur de la Pologne, le mieux reste le train, c’est rapide, très confortable (les prises à chaque siège et le wifi dans quasiment tous les trains, on adore), et surtout avec la carte étudiante que l’on obtient là-bas, on bénéficie de 50% de réduction sur tous les billets de train dans le pays.

Par rapport à la France, le coût de la vie est-il très différent ? 

Marie : La vie en Allemagne est moins chère qu’en France c’est clair ! C’est le cas pour le loyer, pour la vie quotidienne, pour le resto U (entre 2 et 3 euros pour un entrée/plat/dessert -portion allemande en plus ! avec un étage entier pour les végés et végans, on apprécie !) et pour la bière ! Les 50cl à 2 euros dont un euro de consigne, on dit OUI ahah.

Juliette : La vie à Berlin est moins chère qu’à Aix, que ce soit au niveau du loyer, pour sortir, manger… L’université couvre les coûts de transports. 

Valentin : Pour donner un ordre d’idée, je dirai que tout cumulé la vie est environ deux fois moins chère là-bas. La grosse différence c’est que là-bas, il est tout à fait possible de manger trois fois par jour au restaurant pour moins de 30€ au total, de sortir le soir pour vraiment pas grand-chose (les demis de bière à 0.70€, les shots de vodka au même prix…), avec des boîtes de nuit gratuites à l’entrée et à l’intérieur des boissons quasiment au même prix que dans les bars… Et les courses au quotidien : avec 20€, je tenais presque deux semaines sans me priver.

Et as-tu pu apprendre le polonais Valentin ?

Valentin : Oui, comme je disais j’y suis allé en grande partie pour ça aussi. J’avais 3 heures de cours de polonais par semaine, et le fait de le pratiquer tous les jours m’a permis de progresser très rapidement. Au bout de 10 mois là-bas, je suis passé d’un niveau inexistant, puisque je ne parlais pas un mot de polonais, à un niveau A2/B1. C’est une langue qui finalement s’apprend très rapidement pour peu qu’on s’accroche au début et qu’on oublie le fait qu’au début, c’est juste horrible ! 

Quels étaient les cours que tu as suivis ?

Marie : J’ai choisi de ne suivre que des cours de Sciences Po, mais la socio, l’histoire et la géo nous sont ouvertes aussi ! Ce que j’ai adoré, c’est que les cours sont infiniment plus variés et critiques qu’en France en Sciences Po. J’ai pu avoir des séminaires entiers sur l’altermondialisme, les différentes critiques du capitalisme… On reste toujours dans une démarche scientifique et critique vis-à-vis différentes thèses dont on parle, et ça ouvre des perspectives intéressantes. Donc pas seulement de l’histoire de la RFA ou de l’histoire des idées politiques ! 😉

Juliette : The history, politics and economics of the Eurozone / Modern Indian international political thought / Sprachkurs / Frauenfiguren in Geschichte und Gegenwart / Heimat in Film & Literatur / Der Weimarer Republik

Charlotte : J’ai fait le choix de ne prendre que des cours en anglais car il était trop difficile pour moi de suivre des cours en allemand. Je me suis alors inscrite uniquement à des TD pour pouvoir être en petit comité et donc avoir la chance d’échanger un maximum, et aussi car ces cours étaient beaucoup moins théoriques que ceux que j’avais pu suivre jusque là à l’IEP. (Digital Communication / Intercultural Management / English for Negotiations /Transnational Dispute Resolution / International Business English)

Marie-Sophie : A l’université libre de Berlin, j’ai suivi : Introduction aux Peace and conflict studies (Friedens- und Konflikt Forschung, cours en allemand) / Rétrospective sur les élections de 2017 en Allemagne (en allemand) / L’héritage culturel de de la RDA (en allemand) / Les religions à Berlin (en allemand) / Les conflits de ressource en Afrique (en anglais) / Cours d’introduction à l’Asie du Sud-Est (en anglais).

ValentinJ’ai surtout suivi des cours de science politique, comme un cours sur la vie politique polonaise et les institutions du pays, un autre sur le nationalisme en Europe, ou encore un autre sur l’héritage culturel européen. J’ai aussi eu de très bons cours d’Histoire, notamment un cours d’Histoire militaire européenne qui était vraiment incroyable. C’était aussi passionnant de voir la façon dont est enseignée là-bas l’Histoire de la Guerre Froide, de la période communiste du pays ainsi que les relations entre la Pologne et les Etats-Unis.

Quelque chose qui t’as réellement marqué durant ta 3A ou dont tu voudrais faire part à des étudiants qui s’apprêtent à partir.

Marie : Quelque chose qui m’a marquée ? La liberté d’être comme tu veux et le côté extrêmement respectueux des allemands. Tu peux vraiment t’habiller comme tu veux, agir comme tu le sens, personne ne te regardera, personne ne sera lourd avec toi. En un an (et un certain nombre de soirées !) je ne me suis jamais faite emmerdée par un/une allemand.e.

Charlotte : Je faisais partie des étudiants qui appréhendaient le départ en 3A car je n’avais pas forcément envie d’être si loin de ma famille et j’avais peur de me retrouver perdue dans un nouveau pays, mais même si les débuts ont été un peu durs et que j’ai parfois eu des coups de blues, j’ai vécu des choses que je n’aurais jamais eu la chance de vivre autrement, et quand j’y pense aujourd’hui j’ai des centaines de souvenirs positifs qui font que cette expérience était finalement une des meilleures de ma vie, et je regrette un peu de ne pas toujours en avoir profité à fond, alors faites-le !

Marie-Sophie : Lâchez-vous. N’aillez peur de rien et partez à l’aventure !

Une petite photo pour nous convaincre ? 

Marie :

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Charlotte : La Marienplatz, place principale de Munich

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Valentin :  La place centrale de la ville de Rynek43462858_334913440608743_2619947256198987776_n

En espérant que cela réponde à vos questionnements et vous donne envi de découvrir ces terres de l’Est ! Mélissa vous fera bientôt découvrir d’autres terres lointaines, à venir bientôt 😉

 

Juliette MAILLOT

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