SPX se mobilise…

Tu pensais que Mélissa avait quitté la surface de l’Internet mondial ? Que nenni ! Après un break bien mérité post CRIT, l’équipe revient en ce mardi venteux pour te parler d’un sujet très sérieux qui nous tient à cœur. Vous n’avez pas pu rater les épisodes de mobilisations et de contestations étudiantes à travers la France, suite notamment aux violences ayant eu lieu au sein de l’université de Montpellier, mais également suite   à celles liées à l’opposition à la Loi Vidal ou à la controverse Parcours’Sup! Vous avez compris le topo, aujourd’hui nous sommes allés à la rencontre de Justine, Jade et Chjara, toutes trois étudiantes au sein de notre Bonne Maison. Elles ont décidé de créer un mouvement de discussions, de débats et de mobilisations dans le but de protester contre les violences perpétuées à l’encontre d’étudiants de toute la France. Vendredi dernier s’est tenu leur premier événement, l’occasion pour nous de les interroger sur leur motivations et l’avenir du mouvement.

  • Pourquoi vous a-t-il semblé nécessaire de faire un groupe de soutien au sein de Sciences Po Aix ?

Chjara: C‘est l’injustice profonde de la situation qui nous a poussé à agir. On s’est rapidement dit que, si l’on ne bougeait pas rapidement, le problème ne serait pas pris en compte au sein de l’IEP. Le constat du manque de relais a, entre autres, engendré notre prise de position ainsi que la volonté de créer ici un écho et un soutien réels.

Justine: Quand j’ai appris ce qui s’était déroulé à la faculté de Montpellier, j’ai ressenti beaucoup de tristesse pour les victimes mais également beaucoup de colère, surtout envers mon ignorance vis-à-vis de ce que vivaient les étudiants en France depuis le début de la mise en place de leur contestation contre la loi de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Vidal. J’ai trouvé que les actes de violence qui s’étaient opérés étaient intolérables, mais être étudiante et ignorer la situation de mes semblables français m’a paru encore plus intolérable. Alors nous avons souhaité, avec d’autres élèves choqués de ces événements, que l’IEP soit au courant de ce qui se déroule dans le champ étudiant et que les élèves agissent, ne serait-ce que symboliquement, pour montrer leur rejet de cette violence liberticide.

Jade: Il semblait important qu’en tant qu’étudiants on manifeste notre soutien à ceux qui subissent des violences pour avoir manifesté leur opinion politique. De plus, en tant qu’étudiants un minimum au fait de l’actualité, il faut qu’on s’interroge sur notre droit à contester des choix politiques qui peut impacter notre avenir.

  • Est-ce que la mobilisation dans notre école a été à la hauteur de vos espérances ?

Chjara: Compte tenu du chemin parcouru, je pense que l’on peut être satisfait de l’écoute et des soutiens que nous avons reçus.

Justine: En comparaison avec le peu d’engouement que montraient les élèves au début de semaine dernière, le rassemblement de vendredi dernier m’a beaucoup surpris et ça m’a fait plaisir de pouvoir discuter avec d’autres élèves de tout ce qui se passe actuellement.

Jade: Personnellement un peu déçue de la manifestation « physique » de soutien, si la page a été pas mal partagée, l’investissement ici reste bien moindre que sur d’autres campus.

  • Avez vous réussi à contacter des mouvements de soutien d’autres universités ?

Justine: Nous n’avons pas eu de contact avec un mouvement « de soutien » à proprement dit. Mais nous avons réussi à discuter et nous organiser avec le comité de mobilisation de la Fac de Lettres d’Aix-en-Provence.

Jade: Celle de droit d’Avignon, Marseille, et Aix par le biais des présidents BDE, certains ont encouragé les manifestations de soutien sur leur campus afin que les facultés AMU ne restent pas les seules à rester silencieuse.

  • Quelle est la prochaine étape pour votre mouvement ?

Justine: Je pense que le mouvement de soutien n’avait pas pour vocation à perdurer dans le temps. C’était un mouvement fait pour répondre à un certain événement. Toutefois, un collectif d’élèves s’est créé, plus politisé, et prenant la posture pour le maintien d’universités ouvertes à tous sans nécessité de critères : le LEZARD.

Jade: Des chemins différents se partagent, c’est à la base un mouvement pour dénoncer les violences sur les étudiants qui n’a aucun but politique (pour ou contre la réforme) mais la cause principale qui provoque autant d’engouement dans les facs reste la réforme de la séléction à l’université, et ceux qui souhaitent poursuivre ce combat continuent à s’organiser dans leur combat mais je ne suis pas au fait des évènements.

 

Nous remercions les filles d’avoir bien voulu nous accorder un peu de leur temps pour nous parler de leur mouvement afin de peut-être toucher encore davantage les consciences. Effectivement ce n’est pas la pause-chill-inter-révisions-partiels devant les Marseillais que vous pouviez escompter, mais celle-ci est bien plus nécessaire !

La bise Journalistique.

Elhia PASCAL-HEILMANN.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s