« Parlez-moi d’amour… »

Du 19 au 23 février, le MuCEM dévoilait son cycle de rencontres « Quel amour ! », dans le cadre de l’année culturelle Marseille Provence 2018. Un rendez-vous riche en émotions dont nous avons pu bénéficier, en tant qu’étudiants de Sciences Po Aix. Amoureux transis ou simples curieux de passage, je vous parlerai d’amour.

Fruit d’une intense préparation depuis le mois d’octobre, ces rencontres ont été préparées par douze étudiants de l’IEP ainsi que par leur enseignante – et coach personnel – Roxana Nadim. Elles se sont déclinées autour de quatre grands thèmes, quatre saisons idylliques au cours desquelles nous avons rencontré des écrivains, cinéastes, chorégraphes ou personnalités émérites pour une discussion passionnée et sincère autour de l’amour.

Dans l’ordre de leur apparition, les quatre thèmes des rencontres ont été les suivants :

  • « Passions incandescentes », avec Angelin Preljocaj (chorégraphe), Éric Reinhardt (écrivain) et Rebecca Zlotowski (cinéaste) : une rencontre inaugurale portée sur le thème de la rencontre amoureuse, abordée par le prisme des œuvres bien spécifiques de ces trois personnalités.
  • « Désir et frustration », avec Abdellah Taïa (écrivain) : une rencontre durant laquelle nous avons parlé d’homosexualité et des échos néocolonialistes que ce thème soulève non seulement au Maghreb mais aussi dans la relation amoureuse.
  • « Magie et sortilèges amoureux », avec Tobie Nathan (éminent professeur et spécialiste en ethnopsychiatrie) : véritable étude du processus amoureux, des mécanismes physiques et ésotériques qu’il soulève et des ruses de la magie amoureuse.
  • « L’amour dans la cité », avec Marcela Iacub (juriste et essayiste) : un regard subtil et contemporain jeté sur l’amour et la sexualité dans nos sociétés.

S’il est vrai que la préparation de ces entretiens n’a pas toujours été des plus heureuses, qu’elle a parfois été synonyme de pression, ou qu’elle ait encore pu nous apparaître comme une source de doutes, il n’en demeure pas moins que la beauté de ces moments partagés avec des êtres hors du commun, à la sensibilité palpable, a su marquer nos esprits. Le temps d’une heure, nos représentations un peu étriquées et floues de l’amour se sont progressivement ouvertes, puis élargies à des champs plus vastes encore. Le temps d’une heure, nous avons côtoyé le sublime, voguant entre art et poésie. Le temps d’une heure, une rencontre s’est faite, une parenthèse intime s’est ouverte à nous, pour nous embrasser dans un plus bel ailleurs.

Enfin, s’il m’est difficile de résumer cette aventure en quelques mots, je ne peux qu’exprimer ma gratitude pour cette invitation au voyage et pour ce qu’elle nous a apporté de réflexions sur cet art ancestral et éternellement actuel : l’art d’aimer.

Chjara-Stella Poggionovo

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