La Louisiane : « On dirait le Sud »

Qui dit premier Aixpat de l’année 2018 dit première piqûre de rappel pour les 2A, qui brûlent d’impatience de connaître THE destination. Au programme de ce mercredi, du soleil, des tigres et des Fennecs version US avec Elliot Cassissa et Thomas Teissedre, qui nous font découvrir la Louisiana State University. Et si vous ne vous en doutiez pas encore, ça a quant même l’air très tchateur les Etats-Unis pour la 3A.

« 8 Août 2017  11PM : Arrivée à Baton-Rouge, après 9h de vol depuis Paris, on peut déjà dire que l’équipe est toka. En effet, avec un décor digne de True Detective et une humidité qui fait déjà friser Thomas, on ne sait pas vraiment si on a atterri au bon endroit. A peine arrivé, on essaye de communiquer, de montrer qu’on a pas eu 6.5 À l’IELTS pour rien. Surprise le mec nous répond en français. Choqués mais pas déçus : l’américain avait fait ses études à Aix. On est chez quiiiiiiii ? Peut-être chez nous.

Après avoir attendu une bonne heure que la valise de Thomas arrive, nous partons direction LSU. L’Université met en place un service de taxi qui vient chercher les étudiants directement à l’aéroport. Amrat (qui deviendra par la suite notre collègue et voisin) nous dépose à Lejeune Hall. Ce dorm, qui était censé devenir notre lieu de résidence pour 6 mois, n’était pas vraiment cousu main : une chambre de 15 mètres carrés pour deux, et une douche pour 8, ish ish.

La première semaine d’intégration est plutôt bien remplie. En effet, nous avons vite compris que payer 550$ par mois et par personne pour ce cagibi était une vraie arnaque. Nous avons donc trouvé un appart hors du campus (10 minutes de bus gratuit pour les étudiants) que nous partageons avec deux allemandes. Nous payons seulement 300$ par mois pour un bel appartement avec 4 chambres, une salle de bain, et un grand salon, le tout meublé. Entre réunions universitaires et déménagement, notre première semaine ici est vite passée.

Après une acclimatation rapide, nous avons enfin pu ouvrir les yeux sur ce qui nous entourait. Et pour être franc on ne s’attendait pas à être si dépaysés. Même si tout ici nous rappelle le sud (35 degrés à l’ombre, raid de moustiques la nuit, couchers de soleil à couper le souffle, et un accent plus que prononcé), les clichés sur les US n’étaient pas faux.

Ici, l’immensité n’est pas un cliché. Tout est immense. Les bâtiments, le campus, mais aussi les distances. Les américains n’ont pas vraiment compris la notion de proximité, si bien qu’ils n’ont rien aménagé pour pouvoir se déplacer à pied (pas de trottoirs à part sur le campus et dans le centre ville). Dès les premiers jours de cours, on se sent figurant d’une grosse série américaine. Tous habillés pareil (aux couleurs des Tigers), les joueurs de foot qui traînent en bande, des fast food à la pelle, des fontaines de coca, et un vrai tigre (on déconne pas). Même en soirée les clichés perdurent. Des bières-pong à n’en plus finir, des playlist composées de la Sainte Trinité : Drake, Bieber, Rihanna ponctuées de « Oh my God ! It’s amazing ! So much fun ! ». D’ailleurs en tant que Aixois, et fervents partisans du chill-apéro, on a eu un peu de mal à se faire à leur délire.

Heureusement, la communauté internationale est vraiment grande à LSU, si bien qu’on s’est vite constitué un bon groupe de potes avec lesquels on a rapidement commencé à vadrouiller. Si la Louisiane a bien un avantage (mis à part ses paysages exceptionnels, et sa cusine originale) c’est qu’elle est proche de pas mal d’endroits aux US. Nous avons donc pu beaucoup voyager en voiture mais aussi en avion (les vols internes ne sont vraiment pas cher). Au programme des roadtrips à Memphis, Nashville, Chicago, Colorado, Californie, et le dernier, fin Novembre entre Las Vegas et le Grand Canyon.

Niveau cours, l’emploi du temps n’est pas très chargé pour nous. Il faut valider 12 crédits, ce qui correspond à 12h de cours par semaine. L’avantage c’est qu’on peut quasiment tout choisir, même des cours qui sont un peu moins en relation avec Sciences Po. Le seul soucis, c’est qu’ils demandent beaucoup de lectures à la maison et de papers (sorte de résumés de lecture). Ça peut s’avérer très chiant si tu t’y prends à la bourre. Mais globalement on a largement le temps de profiter à côté.

Alors pourquoi venir à LSU ? Une fois que tu t’es adapté à l’humidité, la chaleur, les moustiques et que tu as survécu à 3 ouragans, ben cet Etat est très accueillant. Après avoir brisé la glace, leur avoir expliqué que la France c’est pas Paris, et les avoir sorti de leur paranoïa, tu peux rapidement leur apprendre le signe JUL et leur faire boire du pastis. Si jamais vous choisissez de venir ici, n’hésitez vraiment pas à bouger. Même si LSU  c’est cool, Baton Rouge n’est pas très animée. La Nouvelle-Orléans est vraiment une ville propice aux cartons (et mercé Bourbon Street). Même sans forcément faire des roadtrip partout aux States (même si on vous le conseille fortement), il y a plein de choses à faire en Louisiane (Road of plantations, du kayak dans le bayou en mode Crocodile Dundee). Plus sérieusement, ça fait 3 mois qu’on kiffe, qu’on en apprend tous les jours, et on appréhende déjà le départ. Alors la Louisiane c’est pas Aix, mais c’est aussi tchatcheur que le Sud fraté. Et au fait on est chez quiii ? On est chez nous.

Elliot, Thomas

Ps : Cass-dédi à la famille des fennecs (QLF tu le sais)

 

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