Chiller en terre inconnue

Dans cette frénésie d’histoires relayées d’ici et là-bas, qui dure depuis deux semaines, Mélissa ne s’arrête pas! En ce lundi morose de rentrée – après des vacances bien trop courtes faut-il l’avouer –  frisquet et venteux à Aix, on te propose de partir  aujourd’hui au pays du soleil, des kangourous et du surf. On vous laisse découvrir l’Australie aux côtés de Bertrand Petitier, à qui on laisse ici la parole et que l’on remercie pour son témoignage d’Aixpat’.   

Marie Pouzadoux

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« Au départ, je ne voulais pas du tout partir dans un pays anglophone mais en Jordanie pour parler arabe. Vu mes exploits scolaires en arabe, au début de la 2ème année j’ai changé d’avis pour mettre l’Australie en vœu numéro 1. J’ai choisi l’Australie pour plusieurs raisonsd’abord parce que c’était l’une des destinations les plus lointaines et que je voulais vraiment partir à l’autre bout du monde. L’Australie m’a toujours attiré aussi par son côté exotique et la diversité de ce pays qui fait la taille de l’Europe, avec des villes au climat tropical comme Cairns au nord, ou des villes très européennes comme Melbourne. On ne va pas se mentir, je voulais aussi passer une 3A Club Med où je pourrais surfer et profiter de grandes vacances de 4 mois … En effet, puisque l’Australie est dans l’hémisphère Sud, l’été est en décembre-janvier et les grands vacances aussi. Le chill est donc présent.

23231932_1596940953700834_1200715619_nJe vis dans une maison partagée à Bondi Junction, près de Bondi Beach, avec 17 autres personnes venant de tous les pays du monde (Argentine, Brésil, Chili, Pays-Bas, Suède, Italie) et je vis dans une chambre à 3 avec Sarah et Baptistin (la familleeee) car les loyers à Sydney sont très très très chers. Par exemple une chambre seule reviendrait à 300$ par semaine. Je ne vis pas sur le campus car c’est encore plus cher. La fac UNSW est très grande, moderne avec même un bar (très important). J’ai dû choisir 4 cours en rapport avec ce qu’on fait à Sciences Po, avec 1 h de tutorials (Td) et 2h de lecture (amphi) par matière. J’ai choisi des cours sans partiels, donc tout au long du semestre j’ai dû rendre des essais ou des exposés. Entre chaque cours les professeurs nous demandent de lire des readings qui peuvent aller jusqu’à lire un livre pour le cours suivant. Donc il y a plus de travail personnel à fournir qu’à SPX mais ça se fait très bien (et ils ne font pas l’appel en amphi …).

Il n’y a pas vraiment de culture universitaire, la vie associative n’est pas très développée et les soirées de l’ARC (sorte de BDE) ne sont pas très folles. Je sors principalement avec mes colocs, ou avec les gens des autres Sciences Po. La maison où j’habite organise tous les week-ends des house party où nous avons déjà été plus de 150 personnes.

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Le gros point noir de l’Australie est le coût de la vie. Tout est cher, TOUT. Les transports en commun, les loyers, l’alcool (vu les prix du marché, nous buvons exclusivement du goon, du vin pire que bas de gamme à base 9$ les 4L) les cigarettes (30$ le paquet de Malboro, ça pique) et les sorties. Après, le marché du travail est beaucoup plus flexible qu’en France et il est plus simple de trouver un job qu’en Europe. De plus le salaire horaire tourne entre 15 ou 20$ de l’heure, avec des primes les dimanches. Avec un student visa on peut travailler 20h par semaine (ce qui est déjà énorme avec la fac en plus).

J’ai été assez surpris de mes premiers jours en Australie et à la fac, parce que la population australienne est très cosmopolite, avec une influence asiatique visible. En effet le cliché du surfeur blond ne représente pas très bien l’Australie actuelle qui est très tournée vers l’Asie. La population asiatique est donc très présente à Sydney. La deuxième chose très surprenante est le fait qu’il n’y ait pas de noms sur les arrêts de bus, pas de plans du réseau des transports en commun qui rend les déplacements plutôt compliqués…

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 Je pense que ce qui va le plus me manquer quand je serai de retour en France, c’est la qualité de vie australienne. Les gens ici sont très sportifs et mangent healthy (on y travaille), ils vont surfer avant d’aller travailler le matin, et quand ils sortent des bureaux ils vont à la salle de sport ou nager. Le fait de pouvoir aller tous les jours à la plage, de nager ou de surfer va aussi me manquer. De manière administrative tout est plus simple, ouvrir un compte en banque prends 5 minutes par exemple. Les Australiens sont très chill, utilisant souvent l’expression « no worries mate ».

Vivre en Australie est donc une expérience très tchatcheuse même s’il faudra probablement vendre un rein pour y vivre. 

Cheers mates. »

Bertrand Petitier

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