« El tiempo no existe »

On reste dans le thème de l’Amérique, mais cette fois de l’autre côté de la frontière; rendez vous pour un Aixpat en direct du Mexique où Marie Andriol se confie sur ses premiers mois de stage dans ce merveilleux et intemporel pays qu’est le Mexique!

« Pourquoi le Mexique ? J’avoue que parfois je me le suis un peu demandé aussi, mais les critères de mon choix était simples, je voulais partir dans un pays hispanophone pour développer mon niveau dans ce qui est ma LV2, et également connaître un dépaysement culturel total. Et clairement, sur ces deux points je n’ai absolument pas été déçue !

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Personnellement, sortant de trois années de prépa avant d’arriver en 2A à l’IEP, j’ai fait le choix d’une mobilité mixte, histoire de commencer à me professionnaliser. Contrairement aux articles parus précédemment, je ne peux pas vous parler d’une université en particulier car je ne connaîtrai la mienne qu’au deuxième semestre: et des universités, au Mexique, il y en a plusieurs, et dans plusieurs villes (deux à Mexico, pareil à Guadalajara, encore une à Monterrey). De plus, ayant vécu à différents endroits lors de ces quatre derniers mois je ne peux pas non plus vous parler d’une seule ville en particulier.

Pour résumer, après deux semaines de formation dans la ville de Oaxaca (où se déroule le Festival de cinéma dans lequel j’ai travaillé), capitale de l’état du même nom, j’ai passé un mois et demi sur la côte pacifique dans la ville de Puerto Escondido, ambiance after work surf&chill. Puis, deux semaines dans la capitale (ambiance terremotos tout ça toi même tu sais), avant de retourner à Oaxaca pour toute la fin de mon stage. Tout mes déplacements étaient conditionnés par mon travail. Mon emploi du temps m’a tout de même laissé la liberté de faire des excursions plus ou moins loin, depuis les lagunes entourant la ville de Puerto Escondido jusqu’aux plus grandes villes comme Guadalajara pour aller voir les autres sciencepistes et tâter l’ambiance du côté de ma futur uni (cc Zoé Fleur!).22713481_10211857339001389_6837255397381049739_o.jpg

Alors oui, partir au premier semestre seule sans personne de ta promo, c’est un choix qui peut paraître un peu effrayant de prime abord. Effectivement, lors des premiers jours, l’organisme d’accueil n’est pas forcément aussi présent que peut l’être une université, il faut se sortir de son confort et se débrouiller un peu, aller vers les gens; d’autant qu’au Mexique, surtout dans les plus petites villes, la meilleure manière de trouver ce que tu cherches est en général de demander aux gens – qui sont par ailleurs adorables et généreux – plutôt que de chercher sur Internet. Cependant, une fois le premier voyage passé, le plus dur est fait. Les gens que j’ai rencontré que ce soit au sein du Festival ou mes colocs sont vite devenus comme une deuxième famille pour moi et qu’ils soient internationaux comme mexicains, avec eux j’ai autant appris sur le pays que sur moi-même. Malgré tout on s’attache vite à ce pays, à sa diversité immense de paysages, à sa gastronomie qui rien que dans l’état de Oaxaca est aussi riche qu’en France. C’est aussi un rythme de vie à adopter, ici tout se fait plus tardplus relax, pas de contrainte sur les horaires… en fait il n’y a de contraintes sur rien et la liberté est assez totale. Bien sûr, ne pas se trop détendre et respecter deux trois choses au niveau sécurité est indispensable ! Comme ne pas sortir seule la nuit, ce sont des choses que tu apprends vite en arrivant. Tu entendras toujours des histoires qui arrivent aux autres mais tu peux aussi bien rester un an là bas et qu’il ne t’arrive rien!20626733_10211306884440369_4983450565571872051_o.jpg

Somme toute, même si le Mexique en particulier est un pays incroyable dans lequel j’ai hâte de revenir passer mon second semestre, j’aimerais juste finir en donnant un conseil; ne pas avoir peur de se lancer, quel que soit le pays, car partir seul.e c’est une expérience extrêmement enrichissante. Ça vous (re)donne énormément de confiance en vous et d’aplomb et je peux vraiment dire qu’après ça vous vous sentez de taille à relever à peu près n’importe quel défi ! Et aussi, en tant que fille/jeune femme, de ne pas avoir peur de le faire a cause de votre genre même si on va quinze fois plus vous le déconseiller qu’à un garçon (#conseilMauvaisGenre). »

Marie Andriol.

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