« It’s great to be a Michigan Wolverine »

Mélissa reprend du service après cette petite pause bien méritée (isn’t it?) pour vous offrir un récit tout droit venu du pays de l’Oncle Sam, a story made in USA vous l’aurez compris ! Merci à Maxime Bodel et Eva Dottelonde pour avoir accepté de se livrer…

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Maxime : « Depuis que je suis entré à Sciences Po Aix, je savais où je voulais faire ma 3A : les Etats-Unis. Je voulais moi aussi vivre mon rêve américain, comme un explorateur à la découverte du nouveau monde, je naviguais sans boussole. Ne restait plus alors qu’à choisir où aller. Heureusement, j’avais quelques critères pour m’aiguiller. Je voulais une université prestigieuse où je pourrais étudier auprès de professeurs brillants, mais pas que. Fan de sport US depuis des années, je voulais une fac qui disposait d’équipes pour lesquelles je pourrais chanter, mais aussi dont je pouvais être fier. En plus de tout cela, je voulais une vie de campus, relativement à l’extérieur d’une grande ville, qui me permettrait de profiter au maximum de l’association de ces deux facteurs.

L’Université du Michigan représentait alors pour moi le choix évident : la meilleure équipe de football américain du pays, un stade de 110 000 places, 40 000 étudiants, et des rivalités qui feraient (presque) pâlir celles des provinces vs Paris avec les universités voisines de Michigan State et d’Ohio State. A noter d’ailleurs que le match Michigan-Ohio State est considéré comme beaucoup comme étant la rivalité la plus féroce de tous les sports américains confondus.

Pour moi, ça a été mon premier choix et je ne pouvais pas être plus heureux d’y avoir été attribué. »

Eva :  » Ann Arbor était mon premier choix non pas par parce que je suis passionnée par les Etats-Unis mais plus par élimination. J’avais vraiment très envie d’aller en Amérique latine, mais mon niveau d’espagnol étant catastrophique j’ai vite fait une croix dessus. Je voulais partir loin, et finalement améliorer mon anglais m’a paru être une bonne idée. Après tout l’université d’Ann Arbor est parmi les meilleurs partenariats (niveau réputation scolaire) alors pourquoi pas. Je me suis dis que ça serait une bonne idée de faire un semestre dans un pays qui n’est pas vraiment « dépaysant » et d’en profiter pour voyager »

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« La Co-op a été une vraie opportunité de rencontrer des gens (…) et plus généralement de vivre aux côtés d’Américains et d’apprendre d’eux »

Maxime : « Concernant la vie à l’université, je pense que rapidement, à la fois en feuilletant les solutions proposées par l’administration locale et en parlant aux anciens ‘exchange students’, Quentin, Eva et moi avons décidé de postuler dans une Co-op. C’est un concept d’Amérique du Nord de vie en communauté. On est du coup à peu près 50 à habiter à la maison Sojourner Truth. On a des réunions où l’on vote toutes les mesures qui nous affectent. Du budget nourriture à l’achat d’une nouvelle cafetière, tout est soumis à un vote (on en a pour 600 dollars par mois environ). Nous sommes 12 Français dans la maison (d’Aix et de Sciences Po), et ça a vraiment été une chance. Ça nous a permis de nous trouver un groupe, un environnement rassurant pour faire nos premiers pas aux Etats-Unis. Parallèlement, la diversité des gens avec lesquels nous habitons nous permet aujourd’hui de ne presque plus parler Français. La Co-op a été une vraie opportunité de rencontrer des gens, de rire et plus généralement de vivre aux côtés d’Américains et d’apprendre d’eux et de leur mode de vie (parfois bizarre pour nous, tant il est excessif). »

« On ne fait pas partie des ‘’leaders and the best’’ sans payer le prix de quelques efforts. »

Maxime : « Ici, il ne faut pas s’attendre à une 3A vacances. On ne fait pas partie des ‘’champions of the West’’, on n’est pas parmi les ‘’leaders and the best’’ sans payer le prix de quelques efforts. Les cours ici sont à la hauteur de ce qu’on peut attendre de cours dans une université aussi prestigieuse. Les readings (lectures) sont hebdomadaires et ne pas s’y atteler vous assure d’avoir l’air bien perdu en Discussions. Cependant, l’Université du Michigan n’est pas une institution esclavagiste. Les cours restent stimulants, intuitifs, et par-dessus tout très intéressants. Il est vraiment possible de trouver tout ce que l’on veut, des cours de photographie à la poterie même. Vous trouverez ici forcément des choses qui vous intéressent ce qui n’est pas toujours facile. Par exemple, Eva a 12h de cours par semaine et s’est arrangée pour n’avoir qu’un seul exam et deux devoirs à rendre en fin de semestre.

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Les Lecturers (professeurs d’amphithéâtre) comme les TA (Teachers’ assistants, qui s’occupent des Discussions) arrivent bien à allier cours magistraux et conférences de méthode où participation et travail en groupes sont attendus et valorisés. J’ai également pu prendre un cours sur la ville de Detroit en elle-même, et qui m’a permis d’en apprendre beaucoup sur cette ville que l’on qualifie souvent de fantôme vue de France. La proximité de Détroit (moins d’une heure en bus) permet aussi de profiter d’une des plus grandes villes américaines et de ses avantages : concerts, sports, aéroport pour n’en citer que trois. »

Eva : « Tout est beau et grand, c’est les Etats-Unis après tout. Mais si je devais réellement garder un seul point positif ce serait la vie de campus qui est je pense quasi-unique en son genre dans la liste des universités proposées. (Je rejoins Elliot dans ce qu’il disait dans le précédent article des Aixpats). »

Maxime : « Le campus est vraiment une ambiance à part, et la culture d’université présente à Ann Arbor intègre quiconque le voudra dans la marée Maize&Blue (Maïs et Bleu, les couleurs de l’université) et vous fera vraiment vous sentir comme chez vous. Mais l’University of Michigan, c’est avant tout une institution, un modèle et un catalyseur qui saura vous rendre au centuple tout ce que vous lui donnerez.

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Vibrer au gré des exploits des Wolverines (pas cette année je vous l’accorde), reprendre le chant des Victors avec 110 000 de vos semblables tous les week end, vivre pleinement l’expérience que vous propose l’Université du Michigan vaut bien quelques efforts, mais ils en valent largement la peine. »

Maxime Bodel & Eva Dottelonde

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