En Colombie, le seul risque est que vous allez vouloir y rester !

On continue la rubrique des Aixpat’ avec Arnaud Dot (aka le Renard des Sables comme on vous l’avait présenté il y a un an #LesFennecsdansnoscoeurs) et qui était rédacteur à Saport’actu l’année dernière. Nous sommes donc particulièrement contents de vous faire partager ce récit colombien, qui vient d’un étudiant ayant permis à Melissa de « prendre son envol ». Nous sommes sûrs que ses aventures exotiques vont autant vous plaire qu’à nous. Il ne vous reste plus qu’à vous mettre la BO de Narcos dans les oreilles et de voyager jusqu’en Amérique du Sud…

« J’ai pensé à mettre en titre de l’article le slogan touristique de la Colombie car il représente exactement ce qu’un Européen ressent lorsqu’il pose les pieds sur le sol colombien : au départ tu es carrément dépaysé puis, au fur et à mesure, tu te rends compte que tout devient plus simple et surtout plus festif, à tel point que tu ne veuilles pratiquement plus rentrer en France, sauf peut-être pour retrouver tes potes aixois.

Contre toute attente, la Colombie n’était pas mon premier mais mon second choix. C’est le Chili que j’avais mis en premier mais malheureusement le bureau des RI (cc Magali Coates) m’a appris peu après les résultats que le partenariat chilien avait été rompu. Grand adepte de la série Narcos et de la langue hispanophone, je restais choqué mais pas déçu pour autant devant la liste des résultats (après une attente interminable) sans savoir pour autant ce qui m’attendait en débarquant sur les terres d’Escobar cinq mois plus tard. J’avais vraiment à cœur d’aller en Amérique Latine (mes choix suivants étaient les potentiels nouveaux partenariats au Pérou et en Bolivie, ainsi que l’Argentine) à la fois pour le dépaysement culturel mais aussi parce que j’étais déjà très attiré par l’actualité nationale concernant le processus de paix avec les FARC que je souhaitais approcher de plus près.

 

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J’embarque finalement le 13 juillet pour la Colombie et ses 7h (en moins) de décalage avec la France ; j’atterris à Bogotà le 14 juillet. L’université dans laquelle j’allais étudier (l’Externado de Colombia) offre un service de taxi qui vient te récupérer à l’aéroport, peu importe l’heure à laquelle tu arrives, ainsi que 4 nuits à l’Hôtel Explora qui se situe à cinq minutes à pied de l’université, dans le quartier de la Candelaria. Ces quatre nuits te laissent en général suffisamment de temps pour t’acclimater à la ville, qui se situe à 2600 mètres d’altitude et où il fait entre 15 et 25 degrés toute l’année, mais surtout du temps pour trouver un logement via Facebook ou sites Internet, il y a pas mal de choix c’est finalement assez facile d’en trouver un. C’est dans cet hôtel que j’ai pu retrouver mes charmantes compagnes de Sciences Po Aix (car nous ne sommes pas arrivés tous en même temps) que sont Camille Mulot et Marie Polisini, avec qui j’ai finalement décidé de m’établir en colocation pour laquelle je paye 850 000 pesos/mois (246,50€).

L’acclimatation faite, vient enfin le jour de la rentrée. Et là tu te dis que ça fait mal de reprendre les cours mi-juillet mais tu te rends vite compte que c’est pas si dur que ça. En fait, moi et mes chers camarades d’échange (j’inclue ici mon ami pégro, Pierre-René Lavier) avons assisté à toute une semaine d’intégration organisée par l’Externado : découverte des activités sportives proposées par l’université, visite du centre historique de Bogotà, présentation des différents programmes de volontariat… Ce fut donc une rentrée plutôt tranquille avec une institution qui prend soin de bien t’acclimater avant de te lâcher dans le quotidien universitaire colombien. Après, nous avons dû choisir nos cours de Pregrado (licence) et comme nous sommes dans un parcours hors Erasmus, nous n’avons pas un nombre de crédits mais un nombre de cours à valider ; il faut en totaliser quatre (ce qui équivaut à 10h de cours par semaine, en comptant bien évidemment le cours de langue pour les étrangers). Et c’est là que tu réalises que finalement, le semestre va plutôt être relax. En tant qu’étudiants de Sciences Po, nous sommes dépendants de la faculté de Ciencias Sociales mais nous pouvons également choisir des cours de Finanzas, Gobierno y Relaciones Internacionales (FIGRI). Dans la plupart de ces cours, les devoirs à la maison se font sous forme de lectures (toutes en espagnoles, eh oui) qui te permettent de préparer le cours suivant et, souvent, le prof se permet de faire un bref contrôle de lecture alors il faut éviter de se laisser distraire par les beautés du pays.22711407_1459955914060394_236285467_n

C’est là qu’arrive le moment le plus intéressant de l’article : comment c’est la vie en Colombie ? Et bah c’est vraiment chill. L’image violente et d’insécurité du pays comme on peut l’avoir en Europe est largement surcôtée, un peu comme les Fennecs (rip Jacquie-Michel).

Comme partout dans le pays, il y a beaucoup d’inégalités sociales et par conséquent de la délinquance de rue, mais si tu fais attention à tes affaires en évitant de montrer tout signe extérieur de richesse (portable dans les poches, porte-monnaie bien rangé), tu n’as (normalement) pas d’ennuis. En réalité, la mentalité générale du pays est exemplaire, les gens sont généreux et sont prêts à t’aider en permanence, même sans que tu aies besoin de leur demander et, grâce à l’université, tu peux rapidement te constituer une bande de potes colombiens. De plus, ce n’est pas un problème si ton niveau de compréhension de la langue est moyen car l’espagnol colombien est finalement assez académique, surtout à Bogotà où tu ne ressens vraiment pas d’accent.

En ce qui concerne les prix, c’est simple, tout est moins cher qu’en France ; par exemple le menu Big Mac normal est à 15 000 pesos, soit 4,35€ et le service de transport qui dessert toute la ville est à 2200 pesos le trajet, soit 0,64€. Ensuite, l’ambiance générale des boîtes de nuit (“discotecas”) est différente des gros cartons aixois dans la mesure où il n’y a pas de JUL mais beaucoup de reggaeton. En revanche, tu es obligé d’apprendre à danser un minimum pour ne pas paraître ridicule face au flow latino.22711340_1459955124060473_1431449233_n

La diversité de paysages et de climats en Colombie est assez incroyable : tu peux te retrouver dans le froid de Bogotà comme dans la chaleur humide de la côte Caraïbe ou dans la densité de la jungle amazonienne. Le peu d’heures de cours par semaine (que j’ai évidemment réussi à caser les lundis et mardis) te permet de voyager dans tout le pays à faible coût ou même vers d’autres pays d’Amérique Latine. Par exemple, j’ai pu aller une semaine au Pérou (en avion depuis Bogotà pour 180€ aller-retour) et je devrais rejoindre très prochainement mon ami Aubry Comeci, actuellement en échange à Quito, en Équateur.22711413_1459956024060383_1491733206_n

C’est vrai qu’absolument tout en Colombie te donne envie de rester : le faible coût de la vie (pour un européen), les mentalités, les voyages, sans parler des autres saveurs multiples et variées. En cette année 2017, j’ai eu la chance d’assister à deux événements historiques dans le pays (sans compter la qualification pour la Coupe du Monde), d’une part la visite du Pape François, et d’autre part le discours de lancement du parti des FARC en politique. Ces faits marquants m’ont permis d’en apprendre davantage sur la culture latine mais aussi de partager avec un peuple généreux qui gagne à être connu.

J’espère avoir réussi à développer votre curiosité pour ce pays attachant à travers ce bref résumé, et malgré le décalage horaire je reste disponible à toutes vos questions !

« Il n’y a que la Colombie et un peu les Fennecs. »

Arnaud DOT.

Une réflexion sur “En Colombie, le seul risque est que vous allez vouloir y rester !

  1. Très beau récit, l’espace d’un instant, j’y étais ! Je viens d’acquérir une licence LLCE, en espagnol et portugais. Pour la faire court, je dois dire que je suis tombé sous le charme de l’Amérique Latine, son (ses) histoire(s), sa (ses) culture(s), ses coutumes tellement variées d’un pays à l’autre, c’est tout simplement fascinant. Profite en ! 🙂

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