Du pays des kangourous aux cactus

Aujourd’hui, nous suivons Clémentine Liénard dans le cadre de notre bulle du week end! Notre aixpat a divisé son année de mobilité entre Sydney et Mexico. Passant presque d’un univers à un autre, elle nous raconte son expérience en mettant en avant les avantages et inconvénients des deux villes. Elle nous explique également le passage de l’université au monde du travail dans le cadre du parcours mixte de mobilité.

Bonne lecture,

Jade IAFRATE

« J’ai commencé ma 3A au pays des kangourous et des aborigènes, et, je la termine dans le monde des aztèques et des cactus.

Je suis donc d’abord partie en échange à Sydney, microcosme cosmopolite en Australie dont les modes de vie oscillent entre ceux de la Mère anglaise, des Etats-Unis et de l’Asie du Sud-Est. En effet, rien de tel que l’Australie, pays-continent avec toute une variété d’écosystèmes pour des voyageurs en quête d’aventure et de beaux paysages. Sydney, rivale historique de Mebourne, est une cité qui contraste complètement avec les grands espaces dépeuplés qui caractérisent le pays, l’ambiance est un monde à part. A Sydney, les règles sont à la limite du liberticide tant tout est mis en œuvre pour que tout reste propre et que tout reste beau. L’architecture bizarre des bâtiments respire l’harmonie dans cette ville où cohabitent espaces verts, plages de rêves, centre des affaires et quartiers résidentiels. La sympathie et la bienveillance des Australiens en fait vraiment un peuple attachant. S’ils sont quand même  majoritairement des gros beaufs qui se baladent en tong, à Sydney les apparences sont très importantes. Le gros point négatif du pays est que la vie est hors de prix et la nourriture assez mauvaise, comme dans tout bon pays anglo-saxon qui se respecte.

De plus, l’échange universitaire constitue le prolongement des deux années folles qu’on vit à l’IEP avant la 3A. Avec mes neuf petites heures de cours par semaine, je pouvais à la fois travailler pour gagner un peu d’argent mais également partir à l’assaut de la ville quasiment toutes les semaines. Mais ce qui crée autant la magie de Sydney, c’est aussi son cosmopolitisme que l’on retrouve à la fac avec le vaste programme international. J’ai pu me faire des amis venant des quatre coins du monde et c’est ce qu’il y a de plus formidable dans le programme d’échanges. Grâce aussi à sa vie nocturne des plus exaltantes, je garde un merveilleux souvenir de mes six mois à Sydney.

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En janvier, je passe d’un extrême à un autre, j’ai atterri au Mexique pour un stage en Mission de Défense à l’Ambassade de France. Changement d’ambiance. Je passe d’une ville de 4 millions d’habitants à une ville de 20 millions, d’un pays classé comme parmi les plus paisibles (sauf pour les araignées, serpents, requins, crocodiles, méduses… bref) au second pays le plus dangereux au monde. Le plus gros changement reste quand même les 35h de travail hebdomadaires après deux ans et demi de quasi procrastination. J’avais décidé d’effectuer mon deuxième semestre en stage pour pouvoir avoir une expérience professionnelle et valider mes choix d’orientation et de master. Certes, il est plus difficile de se faire des amis en stage qu’en échange mais c’est une expérience qui en vaut la peine. C’est le commencement d’une carrière professionnelle, le début d’un apprentissage pratique et concret. Et les soirées sont toujours aussi bonnes.

Si j’avais peur de vivre au Mexique, au final, j’ai pu découvrir un pays extraordinaire tant sur le plan de ses richesses culturelles que sur le plan de ses richesses naturelles (jungles tropicales, plages de sable blanc, montagnes, ruines des civilisations indigènes, déserts et cités coloniales…). A 2 400m d’altitude, entourée de montagnes et de volcans, la ville de Mexico reflète parfaitement le melting-pot mexicain entre héritage des civilisations préhispaniques, influence de l’Amérique du Nord et empreinte de la colonisation espagnole (ce qui n’est pas le cas à Sydney, où les aborigènes sont limite tombés dans l’oubli). Ça fait un bien fou de vivre dans un pays où l’on ressent une vraie présence culturelle, ce qui me manquait en Australie puisque le pays est neuf et que la vie est un mix de celle des Etats-Unis et de celle de l’Angleterre. Mexico est une fête quotidienne où se mêlent les couleurs vives de l’architecture et de l’artisanat, les stands qui envahissent les rues, les odeurs de tacos et de citron vert et les bâtiments historiques qui façonnent l’évolution de la ville. On oublie totalement toutes ces histoires de narcos et de violence tant l’atmosphère que le pays dégage est enchanteresse. Cela ne fait que deux mois que je suis arrivée au Mexique et il me tarde de découvrir tout ce qu’il a à m’offrir.

Mexico ou Sydney, ces deux villes ont trouvé une place indélébile dans mon cœur. Et de tous les voyages que j’ai faits depuis le mois de juillet (Australie, Nouvelle-Zélande, Thailande, Mexique et bien d’autres à venir) je ne dirai que ceci : peu importe la destination, l’important est l’aventure, l’expérience, la découverte et le dépaysement. »

 

Clémentine Lienard

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