Brighton : une bulle en Angleterre

Ce week end, notre bulle se passe en Angleterre, plus précisément à Brighton. Grâce à Louis Roussel, vous serez transportés dans une autre culture, mais également, dans un autre paysage. Un endroit, que notre aixpat décrit naturellement comme « une ville ouverte sur le monde et sur l’Europe, mais théâtre d’un cliché britannique, follement typique et outrageusement extravagant. ». Dans ce témoignage,  vous retrouverez également des informations sur la Sussex University. Enfin, nous ne vous retenons pas plus, tenez vous prêt, et profitez de cette jolie bulle du week end.

Jade IAFRATE

 » Loin de l’univers magique de Poudlard à Durham, une 3A à Brighton vous plonge dans le décor d’une comédie romantique de Hugh Grant. Petite station balnéaire de 300 000 habitants, la ville de Brighton and Hove s’est développée dans la seconde moitié du 19ème siècle après l’arrivée du chemin de fer. La ville est à jamais marquée par cette influence victorienne, traversée par des rues entières de « Painted Ladies ». L’influence victorienne, c’est aussi la grandeur de l’Empire britannique comme en témoigne le Royal Pavillion à deux pas du Brighton Pier, rendez-vous estival incontournable à Brighton.

« Il fait bon vivre ici. On vit simplement. Mais peut-être qu’il s’agit d’une bulle. »

Au-delà de la beauté urbaine de la ville, on ne peut pas passer à côté de ceux qui déambulent tous les jours dans les rues de la ville. Du bleu, du rouge, du gris perle, du rose et du violet. Le défilé des couleurs de cheveux les plus surprenantes est continu. Et le look suit dans l’originalité. On fait difficilement plus British. Cette dame âgée aux allures de manga s’installe dans le bus au côté de ce jeune homme sorti d’un concert de Kiss. Et personne ne semble choqué. C’est là une richesse de la culture anglaise. Tout le monde se côtoie sans aucune considération ni jugement. Les restaurants vegans se mêlent aux pubs et aux restaurants de Fish and Chips, les bus à impériale sont bondés, les mouettes planent à l’affut d’un peu de nourriture oubliée… Il fait bon vivre ici. On vit simplement. Mais peut-être qu’il s’agit d’une bulle. Une bulle dans laquelle la première députée écologiste du Royaume-Uni a été élue. Une bulle dans laquelle 70% des électeurs ont voté contre le Brexit.

En fait, Brighton me plaît beaucoup. C’est une ville ouverte sur le monde et sur l’Europe, mais théâtre d’un cliché britannique, follement typique et outrageusement extravagant.

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Trêve de flâneries, la 3A c’est aussi les études. À quelques arrêts de bus du centre-ville, la Sussex University s’étend sur plusieurs hectares, fréquentée par plus de 12 000 étudiants. Le campus est traversé par 3 lignes de bus avec 12 arrêts. Au nord, les résidences étudiantes, réparties en plusieurs secteurs, un supermarché, de nombreux bars et restaurants étudiants, un centre de santé… Au sud, les bâtiments scolaires.

À Sussex Uni, il existe 12 Schools par domaine d’étude. Pour nous, ce sera la House of Law, Politics and Sociology. Chacune des Schools dispose de son propre bâtiment et on peut dire qu’ils jouent à qui aura les meilleurs locaux. Modernes, high-tech, les bâtiments font rêver. Toutes les salles de mon bâtiment sont vitrées, open-space en vogue oblige, équipées d’un écran interactif, d’un rétroprojecteur, d’un dispositif d’enregistrement visuel et sonore, et mettent à disposition du thé et du café gratuitement.

Pour les espaces communs, je ne peux pas passer sur la Library. Sur 4 étages, la Library propose différents espaces : un espace Group Study pour faire du bruit, avec de grandes tables, un espace Quiet Zone, dans lequel ne sont autorisés que quelques chuchotements, avec des iMac à perte de vue, et enfin un espace Silent Zone, caché derrière les centaines d’étagères pleines de livres en toutes langues et où aucun bruit n’est toléré. Je me remets encore mal d’avoir rendu ma carte d’accès.

Mais Brighton c’est aussi une grande ville étudiante. De nombreux pubs répondront à la soif de chacun, puis à chaque soir sa boîte avec de quoi plaire à tout le monde. Un étudiant qui ne trouve pas à sortir à Brighton, c’est un étudiant qui y met de la mauvaise volonté.

Enfin, il ne faut pas passer à côté des grandes fêtes anglaises. Pour Halloween, il est rare de croiser une personne sans déguisement, quel que soit son âge. Les décorations des maisons rivalisent de recherche et personne n’oublie de sculpter sa citrouille. Puis c’est au tour de Bonfire de s’inviter. C’est à Lewes, ville voisine de Brighton, que se tient chaque année la plus grande célébration de Bonfire avec des défilés spectaculaires et un feu d’artifice en clôture. Il ne faut en aucun cas louper cette soirée. Puis peu à peu, les rues s’habillent pour Noël. Un tour dans les Lanes, petites rues piétonnes au charme tout anglais dans lesquelles il n’est pas rare de voir des mariages se célébrer dans des pubs, pour boire un thé chaud sous les illuminations de Noël et le voyage est complet.

Brighton n’est ni très exotique ni très lointaine, mais on y plonge dans une culture qui n’existe nulle part ailleurs. Si je regrette d’être parti à Brighton ? Non. Je regrette seulement de n’y avoir vécu que trois mois.

« To every traveller it was a sight of beauty, but to me it was the world—the great wide free world—and my heart thrilled and fluttered as the young bird’s may when it first hears the whirr of its own flight, and skims along with the blue heaven above it and the green fields beneath. ». Arthur Conan Doyle.

Louis Roussel

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