Jeudi des Master #5: Politiques publiques euro-méditerranéennes

Saport’actu vous propose un petit voyage au sein d’un nouveau master, le premier à proposer une spécialisation géographique: celle de la Méditerranée. Deux élèves de la promotion ont accepté de répondre aux questions de Mélissa : Karine Vuklisevic et Chloé Bernigaud. Pour une vision plus complète nous vous proposons les deux témoignages, l’une souhaitant se réorienter en cinquième année, la seconde, continuer dans ce master. Bonne lecture !

  • Pourquoi avoir choisi le master politiques publiques euro-méditerranéennes et est-ce qu’il répond à vos attentes ?

Chloé Bernigaud : J’ai choisi ce master parce que durant mes deux précédentes années à Sciences po j’ai toujours été plus intéressée par la science politique et notamment par tout ce qui était politiques publiques et je voulais me spécialiser dans une zone géographique.
En majorité oui, même si certains cours me correspondent moins.

Karine Vuklisevic : J’ai choisi ce master parce que les cours proposés me plaisaient le plus, en comparant avec les autres. Ce master est très orienté sciences sociales et sciences politiques. Je voulais aussi avoir un master tourné vers l’international pour ne pas me fermer des futures portes, comme je ne sais pas encore exactement ce que je veux faire. Je sais que l’aspect « euro-méditerranée » compte beaucoup sur le CV parce que ça démontre une certaine ouverture d’esprit je pense. En rencontrant des responsables de Master 2 hors Sciences po, j’ai pu voir que ce critère comptait beaucoup, donc je ne regrette pas mon choix du tout. Malheureusement, je trouve que les cours ne sont pas vraiment tournés vers l’international et la méditerranée, même si certains essaient de faire un lien. C’est en M2 que ça devient plus important. Pour l’instant le M1 reste très général, et il s’agit plus à mon avis d’un master de politiques publiques. De ce côté-là, les cours ont répondu à mes attentes. On étudie les professionnels de la politique, ont fait de l’analyse de l’action publique, on a un cours de méthodologie des sciences sociales qui nous aide à écrire notre mémoire, qui est vraiment utile. On a aussi eu des choix à faire, et j’ai pu éliminer les cours qui ne me plaisaient vraiment pas.

  • Que pensez-vous de la quantité de travail et la charge horaire ?

Chloé : Au premier semestre c’était plus simple, nos examens étaient plutôt bien répartis entre dossiers/écrits/oraux, mais ce semestre ça devient un peu plus compliqué notamment avec l’échéance du mémoire. Nous avons pas mal de textes à lire et surtout énormément de dossiers.

Karine : Je trouve que c’est correct pour ce qui est de la quantité de travail. On a des exposés à faire, des présentations, des analyses de textes, mais ce n’est pas si contraignant. On est super bien suivis pour le mémoire, avec des rendus d’entretiens, des exposés sur notre sujet et des avancements de la rédaction. Le fait est qu’il y a beaucoup de cours à l’IEP et la charge horaire du master n’est pas en elle-même un problème, c’est plutôt l’ensemble des cours accumulés avec le diplôme de l’IEP qui entraînent une masse de travail assez conséquente, avec des dossiers à rédiger en fin de semestre et beaucoup d’écrits au partiel. J’aurais même préféré avoir moins de cours de quatrième année et plus de cours de master pour me spécialiser vraiment.

  • Vers quels débouchés précis pensez-vous que ce master va vous mener ?

Chloé : J’hésite encore entre du pilotage de projet dans le domaine humanitaire ou du plaidoyer.  Et pour le coup, ce master nous forme bien dans le domaine de l’advocacy.

Karine : Je vais quitter ce master en M2 pour faire des Sciences de l’éducation. J’aimerais mettre en place des politiques éducatives, et je pense que ce master me sert beaucoup cette année pour l’acquisition de mon diplôme et de nouvelles compétences scolaires. L’analyse de la décision publique est vraiment utile pour le domaine vers lequel je m’oriente, mais j’aimerais me spécialiser dans les politiques éducatives. L’IEP n’offre pas cette possibilité et le master est un peu trop généraliste pour moi pour le moment. C’est un avis personnel qui n’est pas partagé par tout le monde ! N’ayant pas une idée précise de ce que je veux faire après mes études, le choix de ce M1 était parfait.  Ca m’a laissé le temps de réfléchir pour faire un M2 ailleurs.

  • Quels sont pour vous les points forts de ce nouveau master, et au contraire les choses qui pourraient être améliorées ?

Chloé : Le point fort de ce master est sa spécialisation géographique, chose qui se retrouve que peu dans les autres et les « cours de spécialisation ». Certains sont assez ciblé sur des thèmes ce qui permet de quitter un peu la généralité de certains cours. Par contre on a des cours assez similaires à ce qu’on pouvait avoir en 1A et 2A en matière de sciences politiques, qui ne nous servent pas énormément.

Karine : Ce qui peut être amélioré est selon moi le côté trop généraliste de la formation. Parfois, j’ai l’impression que je suis encore en deuxième année, avec des cours d’anthropologie (que j’ai adoré d’ailleurs), de religion, de politiques urbaines… Heureusement, c’est en général très intéressant. Pour quelqu’un qui, comme moi, ne sait pas encore exactement vers quoi s’orienter mais qui aime la science politique, les sciences sociales et l’analyse de la décision, je trouve que c’est un très bon master.
Un point fort de cette année, c’est que nous sommes 8 dans le master. Ca permet vraiment d’échanger et d’avoir un suivi très personnalisé des professeurs, qui nous aident vraiment.
Un point qui peut être à la fois faible et fort est lié au fait qu’en tant que nouveau master, certains professeurs sont embauchés pendant leur thèse. Certains sont donc enthousiastes et prennent leur rôle à cœur, en essayant de nous transmettre ce qu’ils ont appris. D’autres ont plus de mal à se mettre dans la peau du prof et ne sont pas spécialistes de la matière qu’ils doivent enseigner. C’est dommage, parce que certains cours pourraient amener des débats et être très vivants mais ce n’est pas encore possible.

  • Quelles sont les possibilités ensuite en 5A : faire un stage, faire une cinquième année de mobilité… ? Quel sera ton choix et pourquoi ?

Chloé : Je vais rester ici pour finir mon master et sûrement partir en stage si possible dans un organisme d’aide au développement ou une organisation internationale dans le plaidoyer notamment. Mon but est de me rapprocher d’un organisme pour pouvoir faire un doctorat en entreprise par la suite.

Karine : Comme je l’ai dit, je ne souhaite pas continuer ce master. Ce n’est pas à cause de ce qu’il offre mais de ce que je souhaite faire. Je vais donc opter pour une mobilité à Paris-Descartes, Amiens ou à l’IEP de Strasbourg, en fonction de l’endroit où je suis admise, et de la réponse de l’IEP d’Aix. En faisant un M2 ailleurs, je pourrai faire un stage professionnalisant comme si j’étais restée dans ce master, donc je ne perds pas cette opportunité.

Propos recueillis par Noémie Peycelon

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s