L’Asie du Sud-Est: sur la route de l’authenticité

En ce mercredi des aixpats, Mélissa a l’honneur de partager les aventures et photographies de Mathilde Limito. En effet, notre aixpat’ est actuellement en train de traverser l’Asie du Sud-Est. Dans son témoignage, elle retrace son expérience et partage avec vous les instants qui ont marqué son semestre. Ainsi, c’est un cadre dépaysant et empli d’émotions que vous découvrirez dans cet article.

Également, vous pouvez suivre notre aixpat’ sur sa page Facebook: http://www.facebook.com/MathildeLimito/ 

L’équipe de Saport’actu lui souhaite une bonne continuation, et, espère, en soulignant son talent, que son album photo continuera de s’enrichir.

Jade Iafrate

« Il est difficile de savoir par où commencer, après 6 mois passés en Asie du Sud Est. Je suis partie le 2 août, très enthousiaste et impatiente. En 6 mois, des milliers de kilomètres parcourus à travers 5 pays, d’abord la Thaïlande, puis le Laos, la Birmanie, le Cambodge et enfin le Vietnam.

Alors voilà, 6 mois passés loin de mes proches et de mon environnement habituel, mais 6 mois d’épanouissement culturel, 6 mois de découvertes et de partage. Il m’aura fallu du temps avant de pouvoir enfin poser des mots sur des souvenirs, des images, des rencontres et des expériences.

J’ai habité Bangkok pendant 5 mois. A ma grande surprise, je suis tombée en admiration totale pour cette ville. On ne repart jamais de Bangkok indemne. Bangkok laisse des traces, par son odeur, ses bruits, sa pollution, son humidité envahissante, et bien sûr son traffic affolant. Ce qui m’effrayait et me déplaisait à mon arrivée a rapidement fini par me passionner. Quand j’ai définitivement quitté Bangkok, j’ai simplement réalisé à quel point cette ville m’avait touché. Par son caractère insolite, par sa culture, ses temples, ses soirées excentriques, sa nourriture épicée, ses ruelles animées, ses taxis arnaqueurs, son activité incessante. Parce que oui, Bangkok ne dort jamais. J’ai pu quitter Bangkok de nombreuses fois, en tachant à chaque fois d’y revenir après chaque voyage. Finalement, cette ville représentait pour moi une plate-forme, qui me permettait de relier facilement les pays voisins.

En octobre 2016, c’est la première fois que je quitte la Thaïlande pour me rendre dans un pays frontalier. Le Laos restera pour moi mon plus beau souvenir. Mon premier grand voyage. Après de nombreuses journées passées à rejoindre le Nord en autostop, après 6 heures entassés dans une barque minuscule pour remonter la rivière Nam Ou, nous arrivons enfin à Muang Khua. Toute petite ville, paisible, probablement la plus pauvre du Laos, entourée par les montagnes et isolée de l’autoroute. C’était pour moi l’occasion parfaite de découvrir la vie rurale des laotiens, la campagne la plus profonde et reculée du pays. Ce soir là, je ne savais probablement pas que j’allais vivre les deux jours les plus inoubliables de ma vie. Perdue dans les montagnes, au milieu de rizières, de villages reculés et d’ethnies Akhas, ces deux jours marquèrent pour moi le début d’une nouvelle aventure, la vraie, celle que j’allais dorénavant sans cesse vouloir vivre. Depuis ce jour, mes voyages se sont accumulés sans interruption. Thaïlande, Laos, puis Birmanie, Cambodge et enfin Vietnam. Mon périple en Asie du Sud-Est s’achève de la manière dont il a commencé, dans l’authenticité la plus pure. Je suis à Bac Ha au Vietnam, capitale des Hmong Fleurs, ethnie du Nord où les minorités de toute la région se réunissent chaque samedi au marché de Can Cau, pour échanger costumes traditionnels, animaux de toute sorte et quelques sourires. Là encore, perdue à l’autre bout du Vietnam, près de la frontière chinoise, entourée de rizières et d’ethnies Hmongs, le panorama est grandiose. Intriguées par nos visages, parfois presque apeurées, les ethnies se laissent difficilement approcher. Mon appareil photo, qui suscite la curiosité de chacun, sera alors un allier hors pairs dans ces voyages. Non seulement il m’aura permis de nouer le contact plus facilement, mais aussi et surtout d’immortaliser ces moments, raconter ces histoires, rendre compte sur un support réel un aperçu de mes voyages et de ma vision du monde.

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Alors voilà, ces 6 mois à arpenter l’Asie du Sud-Est s’achèvent, et me voici aujourd’hui au Népal. Alors que je croyais avoir fait le tour du dépaysement et du choc culturel, je me retrouve une fois de plus complètement ailleurs, dans un univers qui m’était autrefois totalement indifférent et étranger. A la recherche de nouvelles immersions culturelles, l’aventure continue cette fois-ci au milieu des montagnes de l’Himalaya et, plus tard, dans l’immensité du subcontinent indien. »

 

Mathilde Limito

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