De Rome à Katmandu: une année de mobilité plus que dépaysante!

En ce mercredi des Aixpats, bien que ce soit le temps des vacances aixoises, Saport’actu est toujours là pour vous relayer leurs beaux témoignages. Aujourd’hui grâce à Nathalie Jobert on part en Italie à Rome, mais aussi, à Katmandu au Népal. C’est donc,  un grand voyage aujourd’hui! D’un coté vous décrivez la belle Italie: animée et joyeuse. De l’autre, le Népal dépaysant et fascinant. Bonne lecture à tous, et, bonne fin de semestre à notre aixpat’.

Jade IAFRATE

« Je suis actuellement en troisième année du Cursus Franco-Allemand de Science Po Aix et de l’Université de Fribourg. Etant donné que je suis la filière franco-allemande, j’ai 6 mois de stage obligatoire et non pas une année à l’étranger comme le reste des 3A. Comme je voulais vivre deux expériences totalement différentes en matière de choix de stage d’une part mais aussi de type de pays, j’ai décidé d’effectuer mon premier stage de 3 mois à Rome, en Italie et le deuxième à Katmandu, au Népal. Ce furent deux expériences très enrichissantes, mais complètement différentes.

Mon premier stage se déroula à la FAO (Food and Agriculture Organisation), l’organisation de l’ONU pour l’agriculture et à la PAM (Programme alimentaire mondiale – World Food Programme). J’ai travaillé à la représentation officielle de l’Allemagne auprès de cette organisation et j’ai donc eu une perspective très nationale et orientée de l’ONU. Le stage en lui-même était très intéressant, mais je sentais que le monde de la diplomatie était trop « hypocrite » pour moi. En fait on se rend compte qu’on a souvent une vision très idéalisée de l’ONU : une organisation internationale qui vise à établir et maintenir la paix dans le monde, à mettre fin à la pauvreté… que des valeurs très « alléchantes ». La réalité est un peu différente : des mécanismes très ancrés et lents, des conférences interminables et un consensus de 100% qui paraît effacer tout soupçon d’ambition.

Concernant la vie à Rome, il faut dire que cette ville est un vrai régal et le fait d’y vivre véritablement n’est pas comparable à un séjour touristique: on connaît peu à peu les arnaques, les bons plans, les quartiers moins « attrape toutous » et c’est une ville où il fait bon vivre. Entre la fontaine de Trevi, le Colisée et toutes les collections culturelles passionnantes que détient Rome, je n’ai pas eu une minute pour m’ennuyer dans cette ville pendant tous ces trois mois. Chaque petite ruelle décèle des trésors architecturaux, culturels et culinaires. Bien sûr, je n’évoquerai pas les pizzas à la mozzarella bufflonne, les paninis au jambon de parme ou les pâtes au truffes. J’ai fait des rencontres superbes, les Italiens étant connus pour avoir le contact facile. Bien que le coût de vie soit élevé à Rome et que les moyens de transport soient une réelle catastrophe, il s’agit d’une capitale très agréable à vivre.

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Pour mon deuxième stage cap sur le Népal, le pays de l’Everest (regardez absolument le film avant d’y aller). Après avoir entendu que Katmandu était l’une des 5 villes les plus polluées au monde et que le trafic était un enfer je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai emménagé dans une maison en coloc’ dans le quartier expats (et oui le quartier des riches), car c’est l’endroit qui bouge et où se trouvent quasiment toutes les organisations internationales, les instituts et les ONG. Personnellement j’effectue mon stage dans une fondation politique allemande (nommée FES – Friedrich Ebert Stiftung) qui s’occupe principalement de thèmes liés  à l’égalité des genres, à la démocratie et à la promotion de la culture. Cette expérience est complètement différente : beaucoup moins de hiérarchie bien sûr et beaucoup plus de liberté, mais du coup un travail où il faut être indépendant et prendre des initiatives (comme écrire un article de journal).

La vie ici me plait beaucoup, car elle est très dépaysante. Le pays est surtout composé des personnes adeptes de la religion hindoue et bouddhiste, ce qui rend leur culture et leur manière de vivre particulièrement enrichissantes. De plus, ce petit pays est entouré de deux superpuissances (Chine et Inde) et se bat pour ne pas se faire « bouffer ». J’arrive dans une période très intéressante, celle de l’après tremblement de terre et du processus de démocratie (nouvelle constitution). Ici la vie ne coute rien du tout quand on connait les prix et qu’on arrive à faire mettre le compteur au taxi. A titre d’exemple comptez entre 1 et 2 euros un restau local, 1 euro une coupe de cheveux ou encore 4 euros pour un trajet de 15 km en taxi!

Les gens sont incroyablement ouverts et généreux et les rencontres sont très rapides. Comme je n’y reste que trois mois, je n’aurais pas le temps de découvrir tout Népal, mais j’essaye le plus possible de me promener hors des sentiers battus pour découvrir ce pays extrêmement riche. »

Nathalie Jobert

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