« La ville de Buenos Aires est-elle faite pour moi ? »

En ce mercredi des aixpats, Zaven Paloyan nous fait embarquer pour Buenos Aires ! Au sein de cette capitale, couleurs, traditions et fêtes sont au rendez vous. Il semblerait que notre aixpat’ soit véritablement heureux d’être entouré de cette atmosphère chaleureuse. Qui plus est, grâce à ce témoignage vous obtiendrez des informations supplémentaires sur l’université de Buenos Aires, ainsi que des informations plus pratiques comme celles relatives au logement.

Vamos a bailar y a festejar! (Ici s’arrête mon niveau d’espagnol). Bonne lecture.

Jade IAFRATE

 » 21 juillet 2016, je m’envole pour une capitale, un pays, un continent que je ne connais pas, mais qui m’attire et m’excite au point de m’empêcher de fermer les yeux durant les jours qui précèdent mon départ.

Dans l’avion, je suis dévoré par un sentiment de curiosité et d’impatience… La ville de Buenos Aires est-elle faite pour moi ? Comment vais-je vivre la séparation avec ma famille, mes amis, mes habitudes ? Le passage des soirées aixoises aux soirées argentines, de Jul à Nicky Jam, du dab au tango, du Panino à l’asado, du narguilé au maté, va-t-il être violent ?

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Le pied posé à Buenos Aires, c’est le choc. Mais où sont les palmiers et le soleil dont je rêvais tant ? Premier oubli concernant mon départ: vérifier la météo, et surtout la saison… Mais quel idiot. Passer de 30 degrés parisiens à moins de 10 degrés à Buenos Aires, oui, c’est un sacré choc. Je me dirige alors vers Palermo, un des quartiers phares de Buenos, lieu où vivent principalement bourgeois argentins et étudiants internationaux. C’est simple, demandez à n’importe quel étudiant ayant étudié à Buenos, il vous dira que les meilleurs quartiers pour un jeune sont Belgrano, Recoleta, et Palermo, en précisant que ce dernier est le plus sympa. Pourquoi ? Car c’est au sein de ce quartier que vous réaliserez à quel point Buenos Aires est une ville extraordinaire et pleine de surprises ! Sur le chemin pour quitter l’aéroport et rejoindre le centre, je prends ma première claque de 3A, et réalise que je ne suis plus à la maison, en traversant les kilomètres de favélas à perte de vue, avant d’arriver dans l’auberge de jeunesse dans laquelle nous allons loger avec Carla (4382 calle Guatemala). Argentins, Vénézuéliens, Colombiens, Brésiliens, habitent l’auberge, ou du moins la maison du bonheur. Il m’a fallu moins d’une semaine, étant entouré d’amis de toute l’Amerique Latine, pour ressentir cette chaleur, culture du partage, et surtout religion de la fête, car oui, Buenos Aires, c’est avant tout une fête sans fin. C’est aussi un nouveau rythme totalement décalé, ou du moins remanié pour « festejar » au mieux, car à Buenos, on ne mange pas avant 22h, les before se déroulent sur des terrasses de minuit à 2-3h, et les soirées se poursuivent ensuite dans des énormes clubs sur de la bonne techno ou encore au KIKA, boite de nuit dans laquelle j’ai travaillé tout au long du semestre ! Après avoir déménagé pour rejoindre une grande demeure à partager avec des Français et Américains, ce que vous pourrez vous procurer pour à peu près 350-500€/mois dans les quartiers dont je vous ai parlé, je commence à trouver mon rythme à l’université et dans la ville. Je me suis rarement senti aussi bien, je me sens chez moi (et le soleil est arrivé!).

Concernant l’Universidad de Buenos Aires, vous n’avez que trois cours à choisir, pour ma part, mon choix s’est porté sur :

• Teoría contemporánea del poder

• Historia social de Argentina

• Communication política

Ne connaissant rien de l’histoire de l’Argentine avant de m’envoler, le contenu des cours devient vite intéressant, on apprend beaucoup sur un peuple qui a un passé poignant. Comment se passent les cours ? Pas de liste d’appel, les profs ont au moins 20 minutes de retard (mais sont trop sympas), et il n’y a aucun devoir maison, à part les partiels finaux qui sont souvent des oraux pour les étudiants internationaux, donc je vous laisse imaginer. De plus, il n’y a rien à craindre concernant le niveau de langue au départ, l’espagnol s’apprend vite, ce n’est pas un scoop. Ce semestre que j’ai passé à Buenos Aires restera à jamais gravé en moi, grâce aux rencontres extraordinaires, voyages époustouflants (les fins fonds de l’Argentine, une île perdue à Tigre, l’Uruguay, le Chili et le Brésil), soirées et festivals incroyables, et au sentiment d’être chez soi, alors merci pour tout Buenos.

21 décembre 2016, je me demande encore si tout ce que j’ai vécu est réel.

À la minute où je finalise cet article, je suis dans l’avion, selon l’hôtesse il ne reste plus que 1h30 de vol, et j’ai comme le sentiment de quitter ma maîtresse, Buenos Aires, pour retrouver la ville dont je suis amoureux, Paris. »

Zaven Paloyan

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