Jeudi des Master #3 : M2 métiers du journalisme et enjeux internationaux

Dans la continuité du jeudi des master, Saport’actu vous propose de comprendre concrètement le M2  « métiers du journalisme et enjeux internationaux ». Fanny Laurent étudiante dans ce parcours est actuellement en stage de fin d’études en Tunisie dans un journal indépendant né pendant la révolution de 2011, elle a accepté de nous raconter son expérience.

  • Pourquoi avoir choisi ce parcours de M2 et en quoi est-il différent des deux autres proposés en métiers de l’information ?

«  J’ai choisi ce parcours car je veux devenir journaliste depuis mes 10-11 ans, je suis plutôt intéressée par la presse écrite et la télévision, deux moyens de communication importants de nos jours. Le parcours Lobbying ne m’attire que dans les films ou séries comme House of Cards, quant à la com politique c’est bien de jouer avec les mots mais je préfère le faire dans un article ».

  • Comment s’est déroulé le partenariat avec l’EJCAM ?

«  Très bien, nous avions M. Joux comme co-directeur du master qui est aussi le directeur de l’EJCAM et ses cours étaient concrets, rattachés à l’actu et très dynamiques ! Nous avions aussi un module de « média training » sur Marseille qui consistait à nous faire découvrir le métier de communiquant avec toutes les problématiques autour du message. C’était un cours original et très interactif, nos talents d’acteurs et d’actrices étaient à l’honneur. »

  • Ce master participe à plusieurs projets professionnalisant (avec Radio Grenouille à Marseille, l’élaboration du magazine Chicane…). Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces projets ?

«  Alors en ce qui concerne la radio et la télévision, les cours et la pratique sont au second semestre (mai et juin) dans les studios de l’EJCAM sur Marseille. Les deux numéros du magazine Chicane auxquels j’ai participé ont été une expérience assez enrichissante, tu dois écrire un article selon un angle spécifique et apprendre à aller vite pour répondre à l’urgence de l’impression, de la diffusion, de la conférence qui doit être organisée par la suite. Tu apprends à contacter les gens, à insister pour avoir l’info et à trier les différents éléments que tu as récoltés pour écrire un article accrocheur et de qualité.

J’admets que la thématique des banlieues et de la construction de la marginalité m’a plus intéressée que celle sur le projet de LGV PACA mais je pense qu’il faut parfois se forcer à traiter de sujet que l’on n’aime pas trop, ça te forge en tant que journaliste. »

  • Tu es actuellement en stage en Tunisie, dans quelle structure ? Comment as-tu trouvé ce stage ?

«  Je suis en stage pour 4 mois dans le journal tunisien Inkyfada qui est une structure indépendante, issue de la révolution de 2011. J’ai la chance de travailler avec des journalistes, développeurs, graphistes qui ont, pour la plupart, participé à la révolution par l’intermédiaire de blogs, articles à visage découvert. J’ai appris son existence l’année dernière en M1 dans un cours sur l’histoire économique de la presse et des médias (ou un intitulé qui ressemble plus ou moins à ça), je leur ai envoyé un mail en septembre dernier et après un entretien skype, me voilà ! ».

  • Est-ce que toute ta promotion de master est en stage au second semestre ? Si non, qu’ont choisi les autres ?

« Oui, toute ma promotion est en stage au second semestre mais la durée varie. Nous devons effectuer 12 semaines de stage (=3 mois à peu près) durant notre année de M2. J’ai choisi pour ma part de faire un stage de 4 mois à Tunis et ensuite deux mois (Août-Septembre) à Paris au Figaro Service étranger, j’ai pensé que cela me permettrait de connaître deux facettes du journalisme. »

  • Peux-tu nous décrire tes premières impressions sur le métier de journaliste à la sortie de Sciences-po ?

«  Inkyfada est une très belle expérience jusqu’à maintenant, je travaille dans un milieu qui me stimule intellectuellement et humainement. Le journal souhaite produire une information qui compte, un contenu recherché et c’est notamment cette dimension d’investigation qui m’attire. Mon parcours à Sciences Po me permet d’avoir des bases nécessaires à tout exercice de réflexion sur la géopolitique, l’actualité sociétale, les enjeux de pouvoir etc et ce stage me permet de les mettre en pratique ! ».

Fanny Laurent, propos recueillis par Noémie Peycelon

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