Jeudi des Master #2 : Métiers de l’information

Pour cette deuxième expédition dans le monde merveilleux des masters, Saport’actu s’intéresse au M1 « Métiers de l’information ». Il est destiné à former des journalistes, des communicants mais offre aussi des débouchés vers le lobbying ou la culture. Aujourd’hui nous vous présentons les parcours « communication » et « journalisme » à travers les deux témoignages de Carline Baric et Vincent Erario.


Intérêt pour le parcours de M2 « communication publique et politique »

Saport’actu : Pourquoi avoir choisi le master métiers de l’information ? Est-ce qu’il répond à tes attentes ?

Carline Baric :J’ai choisi ce master car je m’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin la construction et la mise en œuvre des stratégies de communication.

J’ai été un peu déçue du premier semestre encore très généraliste et avec des cours adaptés au bloc qui réunit plusieurs masters et donc très axés sur les sciences politiques en général. Cependant je suis plus satisfaite du second semestre qui propose des cours plus concrets sur les domaines qui m’intéressent. Le module « acteur et métiers de l’information » notamment est vraiment bien car il ne s’agit que de la mise en pratique : nous avons la responsabilité de la création d’événements que nous gérons de A à Z en fonction de la partie de l’organisation qui nous intéresse le plus. Ainsi certains travaillent à l’organisation d’une conférence, d’autres à une expo photos, certains réalisent un documentaire et d’autres rédigent le prochain Chicane. Des réunions régulières permettent la supervision par la prof, madame Nonjon mais elle essaie aussi de faire venir des intervenants professionnels en fonction des spécialités de chaque groupe de travail : journaliste, designer, photographe… C’est vraiment l’aspect pratique qui nous manquait jusqu’à présent.

SA : Quels sont la quantité de travail et la charge horaire ?

CA : Ce semestre, en théorie nous avons 30h par semaine, en pratique plutôt 28 en général puisque nous ne voyons pas la prof toutes les semaines pour « acteurs et métier de l’information » mais communiquons plutôt quotidiennement via une plateforme de travail numérique. A ce jour c’est le seul cours en dehors des TD qui nous demande un travail hebdomadaire, assez léger pour l’instant.

Pour les évaluations nous avons à peu près un nombre équivalent d’écrits, oraux et dossiers. C’était déjà le cas au premier semestre. Personnellement, ayant toutes mes options le vendredi, j’ai le lundi et le mardi après-midi de libre systématiquement ce semestre ce qui est très pratique pour être à jour dans son travail et laisse du temps pour le mémoire.

SA: Vers quels débouchés précis penses-tu que ce master va te mener ?

CA : Personnellement j’espère pouvoir travailler au sein du service communication d’une institution, publique ou privée, mais ce master a beaucoup de débouchés. Déjà parce qu’il propose plusieurs parcours différents mais même au sein d’un même parcours, les compétences développées recouvrant de nombreux domaines.

Nous allons réaliser ce semestre des fiches métiers à l’issus d’entretiens avec différents professionnels des domaines couverts par ce master. Nous pensons les diffuser pour permettre à tout le monde de se faire une idée des débouchés concrets de ce parcours, affaire à suivre donc..

Je m’interroge cependant sur le fait de faire un second master 2 à l’issu de celui-ci pour une meilleure spécialisation.

SA : Quelle est la différence entre les trois parcours proposés en M2 : « communication publique et politique » et « lobbying, conseil et stratégie » et « métiers du journalisme et enjeux internationaux » ?

CA : – Le parcours « communication publique et politique » concerne comme son nom l’indique la communication des institutions à des fins publiques ou politiques et me semble pour le moment le plus aligné avec les cours que nous suivons en master 1.
-Le parcours « lobby, conseil et stratégie » est plus axé sur la construction des plaidoyers pour défendre des intérêts.
– Le parcours « métiers du journalisme et enjeux internationaux » est quant à lui centré sur la production et diffusion de l’information.

Le premier semestre du M2 s’appuie sur un tronc commun assez important mais avec des modules de spécialisations et des focus adaptés pour les différents parcours, comme des médias training pour le parcours lobbying par exemple.
Le second semestre est beaucoup plus spécialisé.
Dans les trois cas, 50 à 60% des intervenants sont des professionnels et les enseignants chercheurs nous poussent à réfléchir à l’anticipation par les leaders politiques et notamment dans le rapport aux nouvelles technologies et de la démocratie numérique.

Plusieurs ECTS sont attribués sur la mise en œuvre de projets professionnels.

SA: Ce master fonctionne avec l’EJCAM (Ecole de Journalisme et de Communication d’Aix Marseille), sais-tu en quoi consistes ce partenariat ?

CA : Le partenariat avec l’EJCAM concerne principalement le parcours « métiers du journalisme ». Son principal intérêt est de permettre aux étudiants d’aller pour certains cours dans les locaux de l’EJCAM et d’utiliser tout le matériel de production que nous n’avons pas ici à l’IEP. Je ne me suis pas trop intéressée à ce parcours mais je ne crois pas qu’à l’issu de ce partenariat les élèves de l’IEP bénéficient d’un diplôme de l’EJCAM.

Attention cependant pour des raisons matérielles, ce parcours est le plus sélectif des trois.

SA : Quelles sont les possibilités ensuite en 5A : faire un stage, faire une cinquième année de mobilité… ? Quel sera ton choix et pourquoi ?

Pour la 5A à l’IEP, le parcours communication et le parcours lobbying ont des cours jusqu’à début mars puis nous devons effectuer un stage long : de 3 à 6 mois qui sera validé par un mémoire professionnel.
Nous pouvons également effectuer une mobilité si nous le souhaitons, il est d’ailleurs conseillé d’en prévoir une au moins comme plan B, puisque les trois parcours sont sélectifs, notamment le parcours « métiers du journalisme ».
Pour ma part je pense tenter le concours du CELSA pour un M2 en communication des institutions, mais plus pour voir comment ça se passe et éventuellement le repasser après un M2 à l’IEP. Ce sera mon seul vœu de mobilité parce que l’offre de l’IEP pour ce master me semble vraiment attachée à la professionnalisation et je crois que ce serait dommage de ne pas en profiter.

Carline Baric, propos recueillis par Noémie Peycelon


Intérêt pour le parcours de M2 « métiers du journalisme »

Pourquoi le master métiers de l’information ?
Très bonne question. Tout simplement en raison de mon intérêt pour les médias et pour les nouvelles technologies de l’information. Nous sommes aujourd’hui dans une société où l’on dispose de multiples outils et techniques pour faire passer un message et tout l’enjeu c’est véritablement que ce message là atteigne le public que l’on vise de façon efficace et ne soit pas déformé. Et on le voit aujourd’hui de façon très révélatrice que la communication constitue un enjeu prioritaire pour de nombreuses personnalités politiques mais aussi entités et organisations de diverses natures. C’est pourquoi il est non seulement intéressant mais aussi nécessaire d’être au courant de toutes les logiques, dynamiques et déterminismes qui s’exercent sur la transmission d’une information d’un sujet à un autre, et vont ainsi directement influencer notre façon de voir le monde.

Ce parcours, en plus des connaissances générales et pluridisciplinaires que l’on retrouve dans chaque master, nous permet d’avoir une base théorique et critique à l’égard des médias tels qu’ils sont organisés aujourd’hui. Et je pense que c’est un pré-requis indispensable si l’on se destine vers une carrière de journaliste, lobbyiste ou communicant.

Je pense que la quantité de travail est toute proportion gardée la même que dans les autres masters, à l’exception peut-être que nous allons avoir en charge la conduite de projets professionnalisants et spécialisant ce semestre, comme la réalisation du prochain numéro du Chicane, la réalisation d’un documentaire ou bien encore l’organisation d’une conférence et d’une exposition photo. Ajoutée aux enseignements dispensés dans le cadre de la quatrième année, plus les recherches dans le cadre du mémoire ainsi que la préparation pour le grand O, ça laisse peu de place pour quelques moments d’oisiveté. Donc même si l’on dispose d’un emploi du temps horaire aménagé ou « confortable », on travaille beaucoup à côté et il faut en être conscient, surtout si on envisage de mener des projets personnels en parallèle.

Concernant la 5A, l’année est principalement rythmée par la conduite de projets de recherche ou projets professionnalisants au cours du premier semestre, et par la réalisation d’un ou plusieurs stages de durée variable au second semestre (pour le parcours journalisme il est conseillé d’en faire deux de 12 semaines chacun), qui sont conclus et validés par la rédaction d’un mémoire professionnel.
Le partenariat entre Sciences Po Aix et l’EJCAM (l’école de journalisme et de communication d’AMU) s’incarne à travers d’une part la mutualisation des enseignements dispensés par les enseignants-chercheurs, d’autre part à travers la mise à disposition des locaux de l’EJCAM et et de ses ressources matérielles. Ainsi les étudiants de Sciences Po Aix qui poursuivent leurs parcours en M2 pourront disposer d’une formation beaucoup plus technique, préparant la manipulation de différents outils multimédias et à l’édition de contenus variés. Concrètement on sera amené à voyager entre Aix et Marseille.

Vincent Erario, propos recueillis par Noémie Peycelon

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