L’heure du premier bilan!

Alors que le premier semestre s’est achevé sur une note salée de partiels et que le stress des rattrapages n’est toujours pas évacué, il est grand temps de revenir sur les actions menées par les différents collèges du Conseil d’Administration (CA) afin de savoir, enfin, si la réforme du planning va avoir être votée, et si elle permettra, ou non, de pouvoir chiller encore plus. Une première présentation des programmes, présidée par M. Biglione, aura lieu vendredi 27 janvier à 9h dans l’amphi Bruno Etienne..

Saport’actu a donc, pour ce faire, interviewé le 2ème et le 3ème collège (abrégés en 2C et 3C) afin de faire un bilan sur le premier semestre et pouvoir appréhender le second. Par souci de coordination, le premier bilan du premier collège sera transmis plus tard.

Le 2ème collège, composé d’étudiants de 3A et 4A, comprend parmi ses membres Thomas Cuvelier, Antoine Batal et Quentin Pruvot. Pour le troisième collège, il s’agit de jeunes adultes portés sur la voie de l’insertion sociale (5A, CPAG et Prépa) dont la direction revient cette année à Karen Jouve, Marie Jaillant et Théo Delporte.

Voici donc la retranscription des propos recueillis par Melissa, enjoy!

Saport’actu: En tant que membre du CA, quels sont vos premiers ressentis concernant votre fonction ?

2C : Nous avons été élus à la toute fin du mois de novembre et nous avions notre premier CA dès le 10 décembre ! Donc avec les préparations de ce premier conseil d’administration et tout de suite derrière la réunion, les premiers jours furent intenses ! Premiers ressentis donc très bons, on a été très bien accueillis par l’ensemble de l’administration et des professeurs de l’IEP pour travailler de façon saine et constructive ! En gros, que du positif.

3C : Etant en 5A, nous avons déjà une expérience des commissions et de la vie associative de l’IEP. Théo, ancien Président de Junior Experts, Marie, ancienne Présidente du BDS ayant déjà vivement participé à la vie de l’IEP, et Karen ayant déjà été membre du CA en

4A, nous souhaitions poursuivre nos efforts dans le but d’améliorer l’offre de formation et l’ouverture professionnelle de l’IEP, grâce à une vision d’ensemble des problématiques présentes en master notamment. Nous nous concentrons principalement sur l’insertion professionnelle des étudiants, la politique de stage et de mobilité, ainsi que l’orientation générale de l’IEP.

Saport’actu: Dans ce même cadre, quel bilan tirez-vous faire du premier semestre ?

2C : Le premier bilan qu’on peut établir aujourd’hui c’est d’abord un bilan financier. En effet, l’ordre du jour du CA du 10 décembre était essentiellement centré sur la présentation du budget par M. le Directeur et le vote de ce dernier pour l’exercice 2017 à venir. Nous avons donc voté un budget totalement à l’équilibre, avec notamment une forte hausse du budget « pour la vie étudiante » qui s’élève aujourd’hui à 58 000 euros pour l’année à venir. Cet argent servira donc à promouvoir les projets des différentes associations et à l’allégement des frais de scolarité des étudiants qui en font la demande. En plus de cela, on travaille, comme vous le savez déjà, sur une réforme du calendrier afin d’alléger le volume horaire des semaines pour que les étudiants soient plus à même de s’engager dans les associations et qu’ils puissent travailler plus sereinement sur leurs différentes échéances. On est ainsi satisfaits du travail accompli au premier semestre et on travaille à ce que nos projets se concrétisent rapidement.

3C : Le premier semestre a été l’occasion pour nous de communiquer auprès des étudiants sur les objectifs à poursuivre dans l’année, ainsi que de se coordonner avec les nouveaux membres élus. Des réunions constructives sur l’avenir de l’offre de formation, du volume horaire et de l’ouverture professionnelle ont notamment été réalisées, ainsi qu’un premier Conseil d’Administration où nous avons pu exprimer notre point de vue sur différents sujets. Le premier semestre est toujours très rapide pour les représentants car l’élection se faisant en novembre, le temps est compté.

Saport’actu: Pouvez-vous nous parler plus en détail de la réforme du planning ?

2C : Sur la réforme du planning, comme mentionné ci-dessus, l’idée c’est d’alléger les volumes horaires hebdomadaire de cours qui est aujourd’hui de l’ordre de 30 à 33 heures de cours/semaines à un volume qui serait entre 20 et 23 heures de cours/semaines. Pour ceci, on passerait de semestre qui durent 13 semaines actuellement, à des semestres de 15 semaines en préservant les vacances de Toussaint. En plus de l’aspect modification du calendrier semestriel et hebdomadaire, cette réforme comporte aussi une modification des modes d’évaluations. On réfléchit pour faire bouger les lignes des évaluations traditionnelles vers des évaluations plus modernes et adaptées pour que les étudiants puissent en tirer une vraie expérience bénéfique. En fait, c’est dans le but d’en finir avec le bachotage des derniers jours avant le partiel où on oublie tout un mois après. L’idée c’est de faire des travaux de recherches, de synthèses, des notes écrites, seul ou à plusieurs, qui sont des exercices qui se rapprochent vraiment de ce qu’on demande aux étudiants qui partent en stage ou plus tard dans leur vie professionnelle. Alors bien sûr il restera quelques dissertations et partiels écrits, mais on essaie de rééquilibrer le tout pour que le projet pédagogique soit le plus cohérent et le plus adapté aux attentes des étudiants aussi. L’allègement du volume horaire hebdomadaire permettra aux étudiants de travailler sereinement sur ces projets justement.

3C : La réforme du planning concerne essentiellement les 1A, 2A et 4A et consisterait en un allègement des heures de cours hebdomadaires au profit d’une meilleure organisation annuelle pour permettre un meilleur apprentissage des enseignements et un gain de temps afin d’approfondir les matières, permettre un meilleur engagement associatif et sportif, et aussi permettre à ceux qui en sont obligés, de travailler hors temps scolaire. Nous avons nous-mêmes traversés la dure année de la 4A, qui nous a démontré combien notre planning actuel n’était pas adéquat avec les exigences de travail qui étaient demandées.

Saport’actu: Quelles sont vos positions vis à vis de cette réforme ?

2C : Aujourd’hui ce projet se construit en commission de travail et dans les différentes réunions que nous avons avec le directeur des études. On parle beaucoup avec M. Biglione, on lui fait remonter nos expériences personnelles mais aussi celles que viennent nous raconter nos camarades de promo. Le but c’est que nous, étudiants, on participe pleinement à l’élaboration de ce projet qui nous touche directement, pour qu’il soit le plus adapté possible aux élèves. C’est grâce à notre expérience que l’on partage avec l’administration qu’on aboutira à la meilleure formule de réforme possible. Ainsi, nous, les représentants de 4A, sommes tous en faveur de cette réforme. On voit bien comment cette année de 4A est lourde sur le plan horaire. On n’a pas le temps de travailler sereinement sur nos mémoires, nos dossiers à rendre et de s’engager dans la vie associative, ou extérieure à l’IEP. Donc on travaille à l’amélioration des conditions d’études, pour que ce soit plus adapté pour les promos à venir.

3C : Nous sommes favorables à cette réforme pour les raisons évoquées ci-dessus. L’IEP gagnerait à progressivement s’orienter sur un modèle anglo-saxon d’éducation, à savoir professer moins de cours magistraux, mais laisser plus de plage horaire libre afin d’approfondir les matières, proposer des tables rondes, des moments d’échanges avec le monde professionnel et de la recherche, et ainsi inscrire l’établissement parmi les formations d’excellence de la région, plus qu’il ne l’est déjà. Le bachotage n’a jamais été une bonne chose, et cette réforme entend minimiser cela.

Saport’actu: Est ce qu’il y a d’autres grands projets qui vont être mis en place ?

2C : D’autres grands projets oui. Sur le long terme premièrement. En 2018, l’offre pédagogique de notre IEP sera auditée par AMU. Donc ce sera l’occasion pour l’IEP de proposer une des améliorations à son offre de formations. Dans ce cadre, on fait remonter les défauts et ce qui fonctionne mal au sein de notre IEP afin de pouvoir présenter à AMU un projet encore plus cohérent et adapté. Sur le plan pratique, le vote du budget comprenait quelques rénovations au sein de nos bâtiments. Deuxièmement, au mois de mars vont commencer des discutions avec l’administration pour moduler les frais de scolarité. Aujourd’hui les frais sont fixes dans notre IEP : 817 euros (le moins cher de France), sauf pour les boursiers. L’idée serait de s’aligner sur le modèle des autres IEP qui modulent les frais d’inscription en fonction du revenu du foyer, afin que chacun puisse bénéficier d’un tarif adapté à sa situation. Ceci est un gros projet, lourd à penser et à construire mais qui sera traité bientôt.

3C : D’autres grands projets sont en cours de réalisation, comme la reconstruction d’un véritable réseau Alumni et d’un réseau professionnel. De même, l’offre de formation est en train d’être examinée, à l’approche de 2018 et constitue un projet important pour l’avenir de l’établissement. Enfin, de nombreuses questions sont sur la table, mais ne seront publiées qu’ultérieurement.

Saport’actu: Quels sont vos objectifs à atteindre avant la fin de votre mandat ?

2C : Avant la fin de notre mandat, on aimerait boucler cette réforme du calendrier et des modes d’évaluation évidemment. Notre objectif, c’est d’apporter notre expérience d’étudiant auprès de l’administration pour que les réformes se fassent en fonction et pour les étudiants. C’est notre préoccupation. Notre autre objectif est de toujours encourager la vie associative qui est une grande partie de l’identité et du dynamisme de notre IEP. Je tiens à rappeler que nous avons à SPX plus de 30 associations étudiantes enregistrées, ce qui est largement supérieur aux autres IEP de province. C’est donc important de faire vivre ce dynamisme et avec l’augmentation du budget pour la vie étudiante on est sur la bonne voie.

3C : Avant la fin de notre mandat, nous, représentants des 5A, CPAG et doctorants, voulons réussir à réformer le système des stages et des mobilités, afin de le mettre en cohérence avec la réalité du marché. Nous souhaitons également construire une solide offre de formation, crédible aux yeux des meilleurs écoles de France, afin de positionner Sciences Po Aix comme un acteur incontournable de la scène universitaire. L’alternance et l’ouverture professionnelle sont d’ailleurs deux points majeurs que nous soutenons. Enfin, nous entendons poursuivre nos efforts afin de représenter au mieux l’ensemble des volontés des étudiants, et le rayonnement des associations de l’établissement dans un travail commun et avec un seul mot en tête : être ambitieux. 

Mathilde Lahor

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