La Nouvelle Zélande: « cette atmosphère spéciale du bout du monde »

Aujourd’hui, nous vous emmenons en Nouvelle Zélande grâce à Nicolas Cadot! Ainsi, votre primate aixois a décidé de s’aixpatrier afin de poursuivre son année à « The University of Canterbury »située dans la partie Est du pays. Faites attention les aixois, son témoignage honnête vous livre de beaux clichés en tête (quasi-inoubliables). En effet, comme il  le précise lui même dans son témoignage, en Nouvelle Zélande: « tout est invitation au voyage , tout est incitation à la découverte ».

« Le premier bruit que je me rappelle avoir entendu en posant le pied à Christchurch, outre le souffle fatigué des réacteurs de l’avion qui m’avait amené à bon port, c’est celui des moutons. En effet, au Christchurch International Airport, ce ne sont pas les annonces automatiques qui accueillent le voyageur fourbu de son voyage au bout du monde, mais des bêlements préenregistrés qui vont de pair avec les photographies pixellisés de moutons dodus qui jonchent les murs du corridor. On fait difficilement plus cliché, mais après une si longue attente, cette immersion directe me fait sourire.
Accompagné de mes valises (et de celles que j’ai sous les yeux à cause du voyage), je me dirige vers le meeting point où un taxi m’attend pour m’amener dans ma résidence étudiante. Le trajet se déroule sans encombre et je découvre peu à peu la ville dans laquelle je vais passer ma prochaine année. Moralité : Christchurch n’a aucun charme. C’est plat, gris, triste, sans vie, en travaux. Pour la première impression on repassera, même s’il ne faut pas oublier que le tremblement de terre en 2011 n’a sans doute rien arrangé à l’affaire.
Loin de me décourager pour si peu, je fais mes premiers pas à Ilam Apartments, mon lieu de villégiature pour les 12 prochains mois. Un appartement spacieux, une chambre privée, une cuisine, une salle de bain partagée pour deux, 5 colocataires (3 Américains, un Indien, et votre humble serviteur) dans l’appartement, en soit un mélange parfait pour avoir une intimité décente et un minimum de vie sociale. J’aurais pu trouver une collocation hors de toute résidence étudiante mais Ilam, en dépit de son prix assez élevé présente le double avantage d’être très proche de l’Université (5 minute à pied) et d’être un nid à étudiants internationaux, ce qui facilite grandement les rencontres dans ce pays qu’il me reste à conquérir (et ce n’est pas un faible mot, tant l’accent néo-zélandais apparaît obscur à cerner pour les néophytes- pour dire 10, prononcer « teen » et pas « ten », pour dire gauche, dites « lift » et pas « left », pour parler rugby préférez « let’s go Blacks » à « Allez les Bleus »)

 « Si vous lisez ce message, n’hésitez à m’envoyer de vraies baguettes de pain, par pitié. »

La vie courante est chère, mais après deux ans à Aix-en-Provence, c’est jouable, même si certaines aberrations restent, encore à ce jour inexpliquées : s’il est aisé de trouver une pizza correcte pour 5 NZ$ (environ 3.50€), pas moyen de mettre la main sur un kebab pour moins de 7euros. Les kiwis aiment sans doute trop leurs agneaux pour les préparer avec une sauce algérienne. Et puisqu’on est dans le registre culinaire, si vous lisez ce message, n’hésitez à m’envoyer de vraies baguettes de pain, par pitié.
Niveau cours, le volume est de 12heures par semaine (4 cours), ce qui est peu mais qui ne comprend pas les devoirs et recherches pour les dissertations, qui prennent, selon les cours choisis, au moins autant de temps que les classes en elles-mêmes. Néanmoins, ça reste cependant très raisonnable, et vous aurez du temps pour parcourir le pays du long nuage blanc à votre guise.

Le tableau de la Nouvelle-Zélande que je vous présente ici apparaît peu reluisant. Etudier au bout du monde possède, il est vrai, certaines contraintes. La vie à Christchurch, aussi bien diurne que nocturne est assez peu palpitante et il est difficile de trouver dans cette ville d’un peu moins de 400 000 habitants (3ème de Nouvelle-Zélande en terme de population) un pub ou un club très rempli. De plus, être à 20 000 km de sa famille, des amis, du Cours Mirabeau et des manitous Primates, ça s’avère plus dur qu’il n’y paraît au premier abord.

« La Nouvelle-Zélande, est un trésor lointain qui recèle de merveilles. »

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 Cependant si je n’avais qu’un seul conseil à vous donner ce serait de partir. De partir et de  venir ici. La Nouvelle-Zélande, ça ne s’explique pas. Ça se vit. S’il m’est plus facile de trouver des défauts à cette île, c’est parce que les défauts sont peu nombreux et que de simples mots suffisent pour les décrire. Ce n’est pas pareil avec ce qui m’a plu ici. Tout ou presque, baigne dans cette atmosphère spéciale du bout du monde, tout est invitation au voyage , tout est incitation à la découverte. C’est un enchantement de chaque instant, qui se ressent et ne s’explique pas. L’aventure commence certes par 30heures de voyage, mais elle se poursuit avec 365 jours d’exploration béate d’une nature majestueuse et indomptée, d’un patrimoine chéri et protégé, d’une culture chaleureuse et cosmopolite.  Faites 10 kilomètres en dehors de la ville, et l’émerveillement est au bout de chaque tournant. Vous voulez des dunes de sable majestueuses ? Te Paki ; Des Fiords ? Le sud-ouest de l’île du Sud en est rempli. Des montagnes enneigées qui font face à la clarté et la sérénité d’un lac aux eaux limpides ? Tekapo, Rotoiti, Taupo, ceux-là ne manquent pas. Des sources d’eaux chaudes naturelles en face de la mer ? Whitianga. Des vertes collines ou paissent tranquillement des milliers de brebis ? Les pâturages de Malborough Hill. Une ville entourée d’un lac bleu turquoise, toisée par des montagnes culminant à 2000mètres d’altitude et des collines aux fleurs jaunes ? Queenstown, ville de naissance du saut à l’élastique. Vous ne m’aurez pas. Tout, absolument tout, est en Nouvelle-Zélande. Vous n’êtes pas très porté sur les activités extérieures ? La culture Maorie vaut qu’on s’y intéresse. Vous êtes un fan de l’Univers de Tolkien ? Votre pèlerinage s’achèvera à Matamata, dans l’île du Nord, entre deux trous de Hobbit. Vous croyez à la ferveur des foules ? Venez donc, au coin d’un pub, assister à la déroute des Australiens face aux All Blacks. Vous êtes timides et craignez la rencontre de locaux hostiles ? Les Kiwis sont chaleureux et foncièrement bons (exemple type : vous en connaissez beaucoup des pays où, quand vous oubliez 100 dollars dans le distributeur, le type qui suit fait 200 mètres pour vous les rendre ?) La Nouvelle-Zélande, est un trésor lointain qui recèle de merveilles. Chaque voyage en son sein est une initiation à la beauté. Chaque randonnée est à couper le souffle. Mais c’est peut-être en voiture, sur les longues routes tortueuses que se vit le mieux la Nouvelle-Zélande, coincé entre deux montagnes gigantesques et surplombant à flanc de colline, un fleuve, une forêt ou l’horizon lointain qui reflète l’immensité d’un territoire oublié du monde et qui n’en est que plus beau.

Hier, 4 juillet, j’arrivais en Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, on est déjà le 4 Décembre, et je crois bien, Aoetaroa, que je suis amoureux de toi. »

14 décembre 2016

Témoignage de Nicolas Cadot

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